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Une Nation sans Idées est une Nation sans Avenir - Ceux des lecteurs qui lisent la presse économique savent la croissance de la France molle, ses exportations insuffisantes, son marché du travail dévasté. Dans cette France encalminée, les français n’ont pour autres distractions que les empoignades entre cadors syndicaux ou parrains politiques, le tout largement encouragé par des corporations qui comptent les avantages tirés de ces stériles confrontations. La France oublie que son tissu regorge de richesses qui en font un des pays les plus primés de la terre dans les joutes sportives, le plus industrieux par la diversité de ses percées technologiques, le plus savant par l’exigence de ses formations. Comment se fait-il qu’avec ses atouts, cette France devienne stérile d’idées, de projets, de pratiques qui devraient faire sa fierté et sa richesse ? Quels enzymes gloutons brident ou enlisent ses forces vives, ses entreprises ? Où passe sa vitalité, celle de sa jeunesse alors que partout dans le monde celle-ci s’emploie à faire de la vie une belle aventure. Que vient faire cette image « d’empire des vieux » qui colle à l’hexagone pour tout futur ?

L’avènement de l’économie « Low Cost » - Les américains n’en reviennent toujours pas. Lorsque le docteur indien Govindappa Venkataswamy décide un jour d’aider les millions de mal voyants, il s’apercevra que, pour opérer ses malades, il lui faut se procurer aux Etats-Unis les lentilles à greffer pour 150 à 300 dollars l’unité. Le marché est sous la coupe de quelques multinationales. Il va se lancer dans la recherche de nouvelles solutions pouvant contourner les brevets connus et assurer une fabrication sur place. Après avoir mobilisé des scientifiques à la retraite, des ophtalmologistes ou des chercheurs qui acceptent de lui consacrer un peu de temps, il pourra enfin lancer la fabrication de lentilles vendues 10 dollars pièce soit entre quinze et trente fois moins que les prix courants . Cette démarche low cost pour améliorer le pouvoir d’achat devient générale. La presse économique française annonce un recul de 5% des prix de la grande distribution. Ainsi l’Institut Global Insight a mesuré sur une durée d’une dizaine d’années, l’impact de la politique des bas prix du groupe Wal-Mart sur le pouvoir d’achat de leurs clients. Selon cette étude Wal-Mart a offert à ses clients 3% de revenus en plus, soit quelques 118 milliards de dollars pour la seule année 2004.

Les réseaux relationnels de Paul Erdös le fertilisateur - En 2000, dans mon livre Méta@rganisations, puis en février 2003 dans une autre Lettre d’Eurotechnopolis Institut, j’abordais les particularités de la fractale relationnelle en citant le « nombre d’Erdös ». Cette notion c’est rapidement répandu avec le développement fulgurant des réseaux sociaux et des portails de services de mise en relations. Mais en dehors des cercles de mathématiciens, quasiment aucun intervenant, à ma connaissance en tous cas, n’a souhaité expliquer d’où venait ce terme. Alors que je défends les thèses d’un réseau Internet pensé comme l’outil relationnel idéal, fertilisateur des idées et des savoirs biens communs de l’humanité, je voudrai rendre hommage à l’homme qui a spontanément incarné ce rêve qui émerge des foules numériques.

Sans doute ne le savez vous pas, mais chaque fois que vous utilisez la puissance d’un réseau d’affaire relationnel vous le devez à Paul Erdos , le mathématicien fertilisateur. Le nombre Erdös correspond au nombre minimum de personnes à connaître pour, de proche en proche, être en relation avec la planète entière.

Les créatifs culturels : la revanche du maillon faible - Une étude sur les “acteurs de changement de société”, menée auprès de plus de cent mille personnes pendant une quinzaine d’années par une équipe dirigée par le sociologue Paul H. Ray (université du Michigan) et la psychologue Sherry Ruth Anderson (université de Toronto), affirme l’émergence des Créatifs Culturels. Le terme « Culturales creatives » a été promu par le sociologue américain Paul H. Ray afin d’illustrer les nouvelles tendances collectives à créer des contre-courants de pensées aux systèmes en place. Une sorte de résistance douce, par les idées, pour répondre aux idées assénées à tout va par les gouvernants quel qu’en soit la tendance. Le succès de cette approche toute récente est tel que des dizaines de milliers de contribution sont d’ores et déjà disponibles sur Google. Les « Créatifs Culturels » sont des personnalités capables de catalyser et assurer une symbiose entre différents courants, différentes alternatives à nos modes de vie, à nos façons de nous organiser. Ils symbolisent la réponse humaine à la systémique des machines.

Le libre échange des idées sera la grande idée du siècle - Bientôt un milliard d’individus seront en ligne avec la possibilité d’échanger économiquement des connaissances, des opinions, des idées, d’influencer des pans entiers du globe. En tissant des collaborations, des relations plus ou moins suivies, un milliard de personnes pourront partager leurs connaissances, établir des contacts sociaux, partager de la puissance de calcul grâce au Grid. Pour la première fois dans l'histoire humaine, la coopération massive d’individus de toutes origines à travers le temps et l'espace est soudainement facile et économique. Partout, les gens utilisant l'Internet sont en mesure de polonisent les économies locales. Les foules virtuelles modifient les rapports de forces politiques, disposent d’une force de frappe économique et une influence qui impressionne quiconque s’en approche.

Outils de l'intelligence économique ? Non. Du savoir « on demand » ! - Des logiciels élaborés sur la base des applications cognitives de l'intelligence artificielle sont capables de déceler des signaux qui montrent le sens des recherches ou des nouvelles stratégies en préparation. Le traçage des informations marque les inventeurs les plus fertiles, les laboratoires les plus dynamiques, les séminaires les plus propices pour débaucher des ingénieurs de talent. Le brouillage volontaire des dépôts de brevets ne marche plus ; les moteurs de recherches sont capables de dépister le nombre de fois où une information est citée dans un laps de temps donné et de lui donner une occurrence, un score particulier qui lancera des investigations plus approfondies.

Après les cols blancs, il y aura quoi !?... Mais des « Cols verts » !!!. Les Hollandais vendent au monde entier leur savoir faire pour construire des barrages contre les inondations, les Italiens lancent les premières usines de traitement et de recyclage des équipements domestiques (réfrigérateurs), les Brésiliens font leur révolution énergétique avec les biocarburants, les Anglais passent des contrats pour développer leurs habitats écologiques et autonomes en énergie, les Danois proposent leurs éoliennes, les Israéliens, leurs méthodes de gestion économe de l'eau pour l'agriculture dans les déserts. Les Indiens deviennent les champions du recyclage des métaux. Les Belges ont déployé un réseau d'ambulances vertes afin de contrôler les pollutions domestiques. Les Français sont les champions du retraitement des eaux usées. Partout dans le monde les différentes applications du développement durable font leur apparition. Des centaines de milliers d'emplois et des spécialités précieuses sont créées tous les jours.

La vente des organisations prêtes à porter : les briques "inforganisationnelles". On parle de composants réutilisables, de produits sur étagères, de "packs" de services fournis clés en main. On propose aux entreprises des modèles d'indicateurs ou des tableaux de bord de gestion et de management des équipes de vente standardisés et livrés paramétrés au cas par cas. Des "kits de démarrage", des méthodes, des modules de gestion divers sont proposés aux entreprises qui découvrent le confort de pouvoir utiliser des savoir-faire pointus dans des logiciels, plutôt que de devoir réorganiser de façon parfois hasardeuse des procédures complexes. Partout, afin de réduire le coût d'accès aux compétences, on intègre de plus en plus d'intelligence organisationnelle dans les produits et les services. Tiré par les besoins des grandes organisations éclatées en de multiples établissements, nous voyons émerger un concept de briques "inforganisationnelles" répondant à la recherche de solutions compétitives fournies clés en main. Au fil des années, la formidable accumulation de savoir-faire chez les fournisseurs de solutions leur a permis de proposer des progiciels de plus en plus pointus.

Du numérique au chimérique. En devenant des manipulateurs de symboles nous devenons des manipulateurs d'artefacts virtuels. Ce qui veut dire que nous aurons de plus en plus de mal à séparer le virtuel de l'imaginaire. Nombre de critiques reprochent aux images numériques de donner une représentation chimérique du monde et d'altérer la réflexion de diverses manières. Elle transformerait tout en calcul, escamoterait le temps de la réflexion, empêcherait d'aller au fond des choses... Que valent leurs arguments ?...

La Néteconomie permet l'émergence des modèles économiques des micro-business en ligne. Le modèle traditionnel du commerce en ligne ne cerne pas les courants d'affaires qui s'organisent de façon parfois très discrète sur le Net. Les services en ligne agissent puissamment pour modifier l'ensemble des chaînes de la valeur des entreprises et même les entreprises les plus expérimentées reconnaissent que nombre d'inconnues gagent encore les bénéfices envisagés...



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