| Le Club Rencontres Echanges et Eurotechnopolis Institut vous proposent trois dîners débat en réunion restreinte avec: |
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Christian Pierret, ancien ministre de l'Industrie, le 11 mars |
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Pierre Nora, historien, le 26 mars |
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Yves Bonnnefoix, professeur au Collège de France, détenteur de la chaire de poésie, le 3 avril. |
La participation au diner, à partir de 20 heures, est de 43 euros.
Pour vous inscrire contactez la secrétaire de Rencontres & Echanges au 01 44 16 86 96
Faites vite nous acceptons cinq convives au maximum !
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Depuis toujours les dirigeants qui pratiquent une attitude d'ouverture et préservent
une partie de leur temps relationnel avec leur écosystème le savent
déjà : Il n'est pas utile d'avoir un carnet d'adresses impressionnant,
il faut simplement modifier son attitude vis-à-vis des autres pour
se constituer les relais indispensables vers d'autres disciplines,
vers d'autres expertises. Inutile de vouloir connaître trop de monde.
Dans toutes les disciplines, il existe des relais qui ouvrent les
portes de véritables réseaux d'influences. Connaissez-vous le nombre
d'Erdِs ? Il correspond au nombre minimum de personnes à connaître
pour, de proche en proche, être en relation avec la planète entière.
Deux chercheurs de l'Université de Cornell de l'Etat de New York
se sont attachés à découvrir le mécanisme de ce mode de contamination.
Ils ont ainsi isolé une “ fractale de la relation ” qui réduit à
six le maximum d'attaches communes du monde entier. Ils désignent
cette fractale sous le terme de “réseau du petit monde” qu'ils ont
découvert en étudiant les liens et le degré de clanisme de trois
types de réseau : le “réseau des connexions des neurones d'un ver”
(le nématode), le nombre de liaisons covalentes d'un réseau électrique
aux Etats-Unis et l'organisation des relations de plusieurs acteurs
hollywoodiens. Leur travail a consisté à montrer comment la structuration
de ces réseaux permettait de réduire à six liens un monde considéré
dans un premier temps plus vaste et plus complexe
1.
Nous avons en général beaucoup de mal à nous imaginer la puissance
relationnelle d’une organisation en réseau ou son pouvoir de contamination.
Imaginons, comme le propose Bruno Martin-Vallas
2,
que vous êtes dans un pays d'un milliard d'habitants. Un matin,
un de ces habitants arrive au bureau, vers 8 heures, avec une nouvelle
étonnante qu'il raconte à quatre personnes dans la première heure.
Chacune s'empresse de la raconter à quatre autres personnes dans
l'heure suivante. Ainsi de suite, chaque personne entendant la nouvelle
la transmettant dans l'heure qui suit à quatre autres personnes.
Question : en combien de temps le pays sera-t-il entièrement
informé de la nouvelle ?
Réponse : le même jour, avant minuit
! Imaginez maintenant que ce pays dispose d'Internet.
En utilisant ces relais et les applications de l’Internet un chef
d’entreprise devient capable de mobiliser de nombreux acteurs pour
multiplier les transactions les plus diverses. Ils privilégient
leurs relations avec les savoirs (écoles, anciens condisciples,
associations professionnelles, parfois en participant à des actions
de formation). Ils s'intéressent aussi à la relation clients. On
note alors leur présence régulière dans des séminaires où elles
identifient les responsables qui sont autant de prospects ou de
relations d'affaires futures. Ils exercent directement ou indirectement
une présence constante dans les forums d'affaires spécialisés (markets
places, sites Internet spécialisés) en faisant connaître leurs innovations
et leurs références par Internet. Ils deviennent organisateurs d'événements
ou de projets afin d'attirer l'attention sur eux en mettant l'accent
sur leurs relais (presse d'opinion, organismes d’éditions) et leurs
propres prescripteurs. Enfin, ils pratiquent la transaction d'intérêt
partagée avec d'autres partenaires d'affaires. Les plus astucieux
mettant à la disposition de leurs alliés des ressources en fonction
des missions ou des projets à conduire.
Cette composition et recomposition permanente des alliances ne suit
pas une logique linéaire toujours bien visible et ordonnée. Par
contre on sait que cette capacité à accepter les liens de partenariats
et de relais - « du réseau du petit monde »- devient un facteur
crucial de succès dans les années à venir. Aussi, lorsque l'on note
l'absentéisme de certains chefs d'entreprises dans les réunions
professionnelles, on comprend qu'isolés et sachant le rester, ils
soient moins compétitifs que ceux qui multiplient et soignent leurs
relations d'affaires, y compris maintenant dans les réseaux électroniques.
| 1 |
Article in Nature, New Scientist, repris par Courrier International du 1er juillet
1998. Des chercheurs de l'université américaine de Notre Dame dans l'Indiana auraient abouti, selon la revue Nature, au même résultat. Ils précisent, alors qu'il existe plus d'un milliard de pages sur le Web, qu'en cas de recherche avec dix-neuf web-clics on obtient la distance moyenne entre deux documents de la toile. |
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Auteur prolifique de “ nano-livres ” de réflexions, perturbateur infatigable des idées reçues. Voir, entre autres, Histoires citoyennes (http://www.deddynano.com/) où l'on retrouvera le calcul du résultat. |