Juin/Juillet 2003

Télétravail: Où va t-on ?
Peut-on réaliser toutes les activités à distance ? Le télétravail, en particulier, peut-il se substituer au travail « physique » ? Les bureaux sont-ils encore nécessaires ? Les activités à distance sont-elles vraiment rentables ? etc...

Compte Rendu du dîner débat
Pour la sortie du livre Du Mal vivre au Mal travailler, nous avons organisé un dîner débat le 18 mars à 20 heures 30 dans un restaurant parisien. La rencontre à inspirée un de nos invités...

Le micro crédit
Le micro-crédit, instrument au service de l'initiative locale, soutien économique au développement, incitation à la création de son propre emploi par la création d'entreprise ? Une synthèse sur la perception et les opportunités méconnues des différentes formes de micro-crédits pour les entrepreneurs.


Sortie du nouveau livre de D.Ettighoffer et G.Blanc, « Du Mal travailler au Mal vivre »
Bibliographie et documents consultables sur le e-Learning

Le Club Rencontres Echanges et Eurotechnopolis Institut vous proposent plusieurs dîners débat en réunion restreinte ainsi que des évènements :
  11 juin : Jacob Abboub - Président du Nouvel Economiste
  19 juin : Dan Franck - Philosophe
  Une rencontre et un évènement exceptionnel le 23 juin autour de Daniel Kramer, pianiste virtuose (classique et jazz)... Lire la suite...
  24 septembre : Jean-Pierre Luminet - Directeur de Recherche au CNRS
  1 octobre : Michel Villette - sociologue des organisations
La participation au dîner, à partir de 20 heures, est de 45 euros.
Pour vous inscrire contactez la secrétaire de Rencontres & Échanges au 01 44 16 86 96
Faites vite nous acceptons cinq convives au maximum !

Avec l’intensification de la concurrence, les dépenses en R&D nécessaires pour maintenir un bon niveau technologique, pour financer un haut niveau de formation, pour préserver l’innovation vont augmenter de façon dramatique. Au point que nombre d’entreprises, comme déjà nombre de pays, ne vont plus pouvoir financer leurs recherches, ni ses applications. La croissance et l’accumulation considérable des investissements immatériels rend plus crucial que jamais la question de leur rentabilité dans les entreprises. Les dépenses envisagées constituent une valeur finie indépendantes de la production d’idées. Les « chercheurs » peuvent être de lamentables « trouveurs ». D’où l’importance récente d’utiliser des personnalités capables mieux que d’autres de sentir les innovations latentes, les bruits faibles d’un marché ou d’une évolution des modes d’actions commerciale. Aussi, afin que les idées ne disparaissent parce que dépassées, l’entreprise doit renouveler constamment son stock d’idées en multipliant les sources d’inspiration, les contacts avec une multiplicité de réseaux directement ou indirectement proche de son écosystème. Il s’agit, pour tirer un bénéfice, de multiplier les occasions d’acquérir des savoirs économiquement, d’utiliser les rendements croissants d’échelles offerts par les réseaux électroniques associés à des centres de ressources de compétences. Les universités et les sociétés de conseils internationales, par exemple, deviennent sont des viviers utiles pour les entreprises.

L’intensité des savoirs disponibles devient déterminante lorsqu’il s’agit d’agir sur les processus qui améliorent la création de valeur ajoutée conjuguée, c’est à dire de la production d’idées à plusieurs. On le sait, les innovations ne sont plus le fait de quelques grosses têtes mais plutôt le fait d’un travail de groupe mobilisé sur un thème de progrès, qui travaillent en affinités. Ce collectif intelligent, cette communauté professionnelle s’élargi aux partenaires co-traitants et aux clients, aujourd’hui incarné dans les réseaux. Elle est désormais à l’origine de la plupart des sources économiques des progrès techniques ou organisationnels (1). Ce collectif constitue un capital immatériel, relationnel, un investissement, qui peut-être périssable si un autre collectif sort une invention ou une innovation supérieure.

Le premier résultat de nos recherches bibliographique est que les français sont plutôt absents des études et des recherches sur les entreprises virtuelles (mais cela nous le savions déjà). Mais surtout cette recherche bibliographique mondiale nous laisse le sentiment que les entreprises installées sur le marché du « groupware » auraient tout intérêt à s’intéresser plus aux écoles et universités qui sont en train de se spécialiser sur ce sujet et que les sociétés de conseil devraient faire de même car elles y trouveront matière à développement par la mise à jour des grandes méthodes d’approches des organisations modernes.

Denis Ettighoffer


(1) Dans les entreprises, la plupart des innovations sont issues des demandes clients et des suggestions du personnel. On peut imaginer sans mal qu’en élargissant le nombre des intervenants sans coûts supplémentaire le rendement des idées et des suggestions sera bien supérieur !