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Sept/Oct 2005
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Les activités de recherche d'Eurotechnopolis Institut fusionnent avec le CSSRM (Centre de Recherche en Sciences Sociales et Management) du Groupe IGS (Institut de Gestion Sociale).
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Séminaire
"Veille Dirigeants" IGS-Eurotechnopolis
"Les méthodes d'aide à la décision et à la conduite du changement"
23 novembre 2005, Paris
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Nouvelles études sur le site Eurotechnopolis.com :
- Le télétravail dans les PME européennes, dossier E-Gap préparé par Anne de Beer
- Répartition ou Capitalisation ? La Retraite du futur ne sera pas ce que vous croyez, étude Eurotechnopolis
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| Dans le cadre prestigieux des salons du Palais de Luxembourg, le Club Rencontres Echanges et Eurotechnopolis Institut vous proposent régulièrement des dîners-débat avec des personnalités du monde des arts, des sciences et du politique, animés par Jean Mandelbaum |
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24 Octobre : Philippe TESSON, célèbre journaliste. |
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7 Novembre : Daniel MESGUICH, homme de théâtre, comédien, metteur en scène. |
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23 Novembre : Fadela AMARA, la célèbre fondatrice de "Ni Putes ni Soumises". |
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17 Janvier : Raymond BOUDON, sociologue. |
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26 Janvier : Philippe MERIEU, le spécialiste de la pédagogie en France. |
| La participation au dîner, à partir de 20 heures, est de 45 euros. Inscription au 01 45 39 71 55 ou par mail : j.mandelbaum@voila.fr |
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Faites vite, nous acceptons cinq convives au maximum ! |
On parle de composants réutilisables, de produits sur étagères, de "packs" de services fournis clés en main. On propose aux entreprises des modèles d'indicateurs ou des tableaux de bord de gestion et de management des équipes de vente standardisés et livrés paramétrés au cas par cas. Des "kits de démarrage", des méthodes, des modules de gestion divers sont proposés aux entreprises qui découvrent le confort de pouvoir utiliser des savoir-faire pointus dans des logiciels, plutôt que de devoir réorganiser de façon parfois hasardeuse des procédures complexes. Partout, afin de réduire le coût d'accès aux compétences, on intègre de plus en plus d'intelligence organisationnelle dans les produits et les services. Tiré par les besoins des grandes organisations éclatées en de multiples établissements, nous voyons émerger un concept de briques "inforganisationnelles" répondant à la recherche de solutions compétitives fournies clés en main. Au fil des années, la formidable accumulation de savoir-faire chez les fournisseurs de solutions leur a permis de proposer des progiciels de plus en plus pointus. Les solutions "inforganisationnelles" sont le produit de l'accumulation d'expériences et de connaissances dans des secteurs ou des fonctions qui exigent une efficience sans faille dans la gestion d'actions complexes et parfois aléatoires. Ces solutions informatisées, "industrialisées" afin d'être accessibles au plus grand nombre, participent à la structuration d'organisations qui entendent bien utiliser ce "lego" d'un nouveau genre pour faciliter à terme le plug and play de leurs fonctions respectives dans une filière professionnelle quelconque. Ces progiciels doivent pouvoir s'adapter à des situations variées, d'où le développement des possibilités de paramétrages des applications et de la multiplication de composants logiciels réutilisables selon les différentes configurations des organisations. La logique ultime est de pouvoir offrir au marché des solutions systémiques complètes incluant l'organisation du ou des services concernés. Les intégrateurs proposent une offre globale qui comprend toutes les fonctions de conception et de gestion d'un site de commerce électronique (paiement, prise de commandes, facturation et gestion de catalogue) en y rajoutant le plus souvent le service (outsourcing) de gestion et de l'administration du site à distance.
Le développement de solutions intégrées reste un des secteurs les plus dynamiques de l'informatique. Il s'agit d'un positionnement d'ingénierie complète, mobilisant des équipes pluridisciplinaires et comprenant la vente de matériels, de logiciels, le conseil, les paramétrages et l'accompagnement à la mise en place. Les ERP ou PGI en français (progiciels de gestion intégrés) sont avant tout des solutions industrielles d'organisations "prêtes à porter". Le développement des grands PGI compose un imposant meccano logiciel qui intègre l'ensemble des fonctions et des interfaces d'une organisation, y compris celles des organisations extérieures, des clients ou des fournisseurs. On peut s'interroger de savoir si on n'a pas poussé le bouchon un peu trop loin. Avec les intégrateurs, le mythe d'une informatique non structurante a volé en éclats : ce n'est pas le logiciel qui s'adapte à l'entreprise, c'est l'entreprise qui s'adapte au logiciel. Même si les logiciels intégrés sont paramétrables, ils corsètent les fonctions de l'organisation dans un modèle prêt-à-porter. Ce rôle d'intégrateur complet qui implique d'intervenir dans l'intimité de l'organisation du client n'est pas sans péril. Qu'un maillon soit défaillant et le système se bloque ou l'anomalie affecte toute la chaîne systémique en un rien de temps. La raison des abandons, les difficultés rencontrées incombent généralement au fait d'avoir sous-estimé l'incompatibilité entre la flexibilité (relationnelle et organisationnelle) nécessaire au monde des affaires moderne et la rigidité introduite par les ERP. Sans doute n'a-t-on pas au préalable suffisamment travaillé la question de savoir si le modèle d'organisation devait privilégier de petites entités réunies en grappes combinatoires, agiles ou des ensembles fortement intégrés dans un réseau très structurant ? Cette dualité semble évidente lorsque les décideurs reconnaissent volontiers que les EPR leur donnent satisfaction dans des contextes fonctionnels homogènes, délimités et très spécialisés. Mais cela dérape quand il s'agit de grands ensembles qui ont du mal à standardiser et à automatiser les procédures limitant les interventions humaines. James Bruce, vice-président des systèmes d'information du MIT (Massachusetts Institute of Technology), insiste sur la complexité des processus et surtout sur l'importance des interventions sur des ensembles systémiques très élaborés : « Les ERP ne donnent pas pleinement satisfaction, car cela ne marche qu'en donnant à l'organisation machine la prédominance sur les organisations humaines ».
Denis Ettighoffer
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