La Lettre d'Eurotechnopolis
Nov/Déc 2005


Evenements
Global Forum 2005
L'équipe Eurotechnopolis Institut - Groupe IGS
est intervenue au
GLOBAL FORUM 2005
à Bruxelles les 7 et 8 novembre sur le thème :
"Innovation and R&D"

Retrouvez nos présentations :
    en français
    en anglais

Etudes

Apres les cols blancs, il y aura quoi !? Mais des Cols verts !!!
Dans le cadre prestigieux des salons du Palais de Luxembourg, le Club Rencontres Echanges et Eurotechnopolis Institut vous proposent régulièrement des dîners-débat avec des personnalités du monde des arts, des sciences et du politique, animés par Jean Mandelbaum
9 janvier : Clotilde COURAU, comédienne. Princesse de Savoie.
17 Janvier : Raymond BOUDON, sociologue.
24 janvier : Francis ESMENARD, Président des Editions Albin Michel.
26 Janvier : Philippe MERIEU, le spécialiste de la pédagogie en France.
17 mars : Benoit MANDELBROT, le célèbre inventeur des fractales.
16 mai : Marc ABELES, socio-anthropologue et ethnologue. Directeur de recherche au CNRS. Observateur minutieux du pouvoir politique
La participation au dîner, à partir de 20 heures, est de 45 euros. Inscription au 01 45 39 71 55 ou par mail : j.mandelbaum@voila.fr
Faites vite, nous acceptons cinq convives au maximum !

Les Hollandais vendent au monde entier leur savoir faire pour construire des barrages contre les inondations, les Italiens lancent les premières usines de traitement et de recyclage des équipements domestiques (réfrigérateurs), les Brésiliens font leur révolution énergétique avec les biocarburants, les Anglais passent des contrats pour développer leurs habitats écologiques et autonomes en énergie, les Danois proposent leurs éoliennes, les Israéliens, leurs méthodes de gestion économe de l'eau pour l'agriculture dans les déserts. Les Indiens deviennent les champions du recyclage des métaux. Les Belges ont déployé un réseau d'ambulances vertes afin de contrôler les pollutions domestiques. Les Français sont les champions du retraitement des eaux usées. Partout dans le monde les différentes applications du développement durable font leur apparition. Des centaines de milliers d'emplois et des spécialités précieuses sont créées tous les jours. Pourtant, ces milliers d'emplois, pas grand monde n'en parle. Tétanisé par la gestion des affaires courantes, le gouvernement français n'explore plus le futur de ses enfants. Secteur agricole, secteur industriel avec les cols bleus, secteur des services avec les cols blancs, et après ? Après ? Après ! Il y aura les « cols verts ». Qui s'intéresse à préparer nos écoles ?! Qui se mobilise pour prendre les parts de marché !? Qui identifie les nouveaux métiers ? Qui mesure les nouveaux emplois qui pourront être créés ?!

Au début du 18ème siècle, plus de 80% de la population en état de travailler étaient de la classe paysanne. Au 19ème siècle : 50% de la population active restait dans le secteur agricole, plus de 30% dans l'industrie et le solde dans les secteurs marchands et des services. Dans les années 1950, cette proportion donne 25% pour le secteur agricole, 45% pour l'industrie et 30% pour les services. Début du 21ème siècle, moins de 3% de la population active travaillent dans l'agriculture, moins de 30% dans l'industrie et le reste (62%) dans les activités de services qui se sont éclatées entre temps pour différencier les activités marchandes et commerçantes, les services aux entreprises et à la personne et les "manipulateurs de symboles", les travailleurs du savoir. Cette analyse courante, à quelques décimales prés, devient obsolète sous la pression des métiers environnementaux. Dans les années 1980, nous constations la difficulté de différencier les populations actives dans ce qui était à l'époque le "secteur services" : longue liste à la Prévert qui mélangeait toutes sortes de métiers. L'informaticien était mélangé avec le coiffeur et l'activité d'un surveillant avec celle d'un ouvrier ou un employé de bureau selon qu'il travaillait dans une usine ou dans un bureau. Jamais l'analyse statistique n'a paru aussi délicate qu'à cette époque qui a vu une accélération des transformations des corps socioprofessionnels suivant en cela l'évolution de leur époque. Parmi ces évolutions, nous assistons depuis le début des années 1990 à l'émergence des métiers dédiés à la gestion de l'environnement, gestion de l'eau, récupération et traitement des déchets de l'industrie, de la société de consommation, gestion des forêts, suivi et valorisation des énergies renouvelables... Des milliers d'emplois ont été créés ces dernières années. D'autres ont évolué comme l'agriculture dont les savoirs sont utilisés en jardinerie et en aménagement de paysages mais aussi pour réduire les demandes d'eau, obtenir de l'ombre dans les immeubles. Une tendance lourde qui crée des emplois qui se consacrent à une meilleure gestion des ressources utilisées par nos sociétés. Ces actifs, encore mal recensés, représentent désormais plus que les populations actives réunies de l'agriculture et des cols bleus. Allons-nous rester encore longtemps indifférents à identifier les caractéristiques de ces nouveaux métiers, de ces nouveaux emplois pour notre économie ?

Une étude des caractéristiques de ces populations actives devient un excellent indicateur pour les priorités en matière de formation et d'embauche, un signal pour les investissements à privilégier, une invite pour les pouvoirs publics à accompagner et soutenir le mouvement des créations d'emplois selon les métiers les plus demandés. Il devient urgent de ne pas se focaliser uniquement sur les métiers des "manipulateurs des symboles". Le développement durable nous offre des opportunités qu'il nous faut mieux évaluer. Le pôle R&D du Groupe IGS (Institut de Gestion Sociale) et Eurotechnopolis Institut ont le projet de lancer une étude sur les grandes évolutions des filières professionnelles "vertes" qui orienteront les demandes des emplois dans la décennie. Si vous souhaitez y participer, cliquez sur : contact@eurotechnopolis.com.

Denis Ettighoffer