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L'entreprise contemporaine devient une société relationnelle et à ce titre doit savoir se constituer ce « capital relationnel ». Les managers sont face à un défi majeur : passer de l'organisation du chiffre à l'organisation de réseaux humains et, après des décennies de numérisation de toutes choses, remettre l'homme au centre de leurs réseaux informatiques.

Les méthodes de production d'idées et de création de valeur ajoutée conjuguée constituant « l'économie collaborative » ou « e.fertilisation » n'ont rien à voir avec les méthodes connues de productivité. Dans l'entreprise en réseau nous passons d'une logique des fonctions à une logique de la relation. L'expansion des connaissances fait que ce qui crée de la valeur n'est plus la partie physique du travail mais la composante créatrice, relationnelle de l'activité de chaque opérateur humain. Accéder aux idées pertinentes devient aussi vital que de disposer de matériaux rares ou même de capitaux car nos connaissances permettent de remplacer telle ou telle ressource physique qui ferait défaut. La complexité des problèmes et des connaissances à mobiliser oblige à rassembler les talents d'hommes de métiers différents.

Cette mutation radicale modifie le tissu économique et la redistribution du travail dans le tertiaire. Elle dope les applications du télétravail en mode coopératif entre des acteurs de nationalités différentes afin de gagner en intelligence collective, afin de favoriser la « pollinisation » des savoirs. Le capital relationnel correspond au potentiel d'interactions de l'entreprise avec son milieu, sa capacité à tisser des partenariats. Ce qui compte, c'est la résultante collective des capacités portées par chaque collaborateur d'aller vers les autres pour favoriser la fertilisation des idées et des savoirs. Selon la qualité des interactions qui s'établissent entre les membres d'une communauté de destin, de valeurs partagées, cette intelligence collective sera médiocre ou très supérieure à la simple somme des talents de chacun.

La réponse à ces exigences de « créativité collective » ne se fera pas sans bouleverser les façons de penser le management d'hommes organisés en réseaux professionnels et les façons d'organiser l'accès à des ressources matérielles ou immatérielles de plus en plus partagées. Notre étude tente de cerner l'influence et le rôle des réseaux techniques comme facteur de création de valeur ajoutée... conjuguée !

Nous vous remercions vivement du temps que vous allez consacrer à répondre au questionnaire ci-après. Les résultats en seront connus lors d'un colloque organisé en 2004 et nous engageons à envoyer aux entreprises ayant accepté de répondre une synthèse de l'étude en cours.
 

Denis Ettighoffer
Président d'Eurotechnopolis Institut
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