E.STRATÉGIES JUILLET/AOÛT 2002 (Page 2/2)

 
Digital Business Globe Page 1/2

Comtesse du Barry poursuit son exploration des nouveaux canaux de vente et de marketing en lançant « De bouche à Oreille », un service de dédicace sonore
Quelques mois après frôlé la fermeture, Buy.com lance un magazine papier édité à 5 millions d'exemplaires
3500 petites annonces sur le site institutionnel de l'OCP
Après les attentats du 11 septembre, la sécurité informatique devient un enjeu majeur, d'autant que 35% des entreprises européennes ont essuyé au moins une attaque informatique durant l'année 2001
Désormais focalisé sur le marché européen, Freelance.com reçoit le soutien de ses investisseurs historiques
WebEx, spécialiste américain de la vidéoconférence, profite de l'essor du secteur pour tripler son CA entre 2000 et 2001
Conclusion d'un contrat à long terme entre le voyagiste en ligne Orbitz.com et le système de réservation électronique Worldspan
VediorBis lance trois solutions eBusiness pour faciliter la gestion des contrats et des ressources intérimaires
Lancé par Bouygues Immobilier, George V et Kaufman & Broad, le portail de l'immobilier neuf Vivolio.com souffle sa première bougie sur un CA annuel de 840 000E
Le suédois Tele2 renoue avec les bénéfices sur 2001 et se développe en privilégiant un stratégie d'alliances
Pierre Bellemare travaille sur Encheris, un projet de vente aux enchères combinant Web et télévision
Via Seb.fr et Tefal.fr, le groupe Seb pose les jalons d'une relation client en ligne, rythmée par des opérations événementielles
Le répartiteur pharmaceutique OCP réalise entre 210 et 280ME de CA par an par l'intermédiaire d'Internet
Accor s'appuie sur le rachat de Go Voyages pour assurer la poursuite de son déploiement sur le Web marchand
Vivendi regroupe ses activités Internet : CanalNumedia sort du périmètre de Canal Plus pour rejoindre Vivendi Universal Net
LeMonde.fr lance un abonnement mensuel payant permettant d'accéder à des services étoffés
Clarins investit 1,5ME par an dans le Web et développe outre-Atlantique une initiative marchande en compagnie d'Estée Lauder et de Chanel
Grâce à son nouveau programme d'affiliation, Voldiscount compte disposer de 3000 partenaires d'ici le mois de juin
Morgan Stanley prédit un avenir prometteur à Yahoo!, qui devrait pouvoir capitaliser sur son audience pour développer ses services à valeur ajoutée
Les entreprises françaises exploitent mieux les ressources d'Internet dans le cadre de leur politique de recrutement que leurs homologues européennes
Interrogations sur l'avenir du capital-risque américain : effondrement ou normalisation du marché ?
Internet joue un rôle important dans la préparation des achats, selon l'étude Géopub 2001-2002 initiée par la Comareg
Santé fébrile pour les spécialistes b-to-b du secteur médical qui ont souffert sur 2001
Rentable sur son exercice 2001, la filiale française de RSA Security réalise 100% de ses ventes par l'intermédiaire de ses partenaires
49% des entreprises françaises estiment qu'il est nécessaire de mettre en place des mesures fiscales encourageant les échanges en ligne b-to-b
Lagardère se lance dans la course à la musique en ligne grâce au nouveau site VirginMega.fr
Selon le cabinet américain Burson Marsteller, Internet démultiplie l'influence des leaders d'opinion
Dans son livre « Stratégies des sites qui rapportent », Philippe Monteiro da Rocha décortique les recettes pour réussir sur le Web
Rushcollection met sa plate-forme à la disposition des grandes marques de vêtement et envisage de se tourner vers les médias spécialisés
Marketplaces : externaliser pour gagner en réactivité
La plate-forme d'appels d'offres Synerdeal
Les outils innovants de la vente en ligne passés au crible par Digital Business Surveys : CA sectoriel, coûts de mise en place, mérites et intérêts
Les banques devront s'allier aux marketplaces pour garder leur clientèle de petites entreprises

 Comtesse du Barry poursuit son exploration des nouveaux canaux de vente et de marketing en lançant « De bouche à Oreille », un service de dédicace sonore
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Terminées les cartes d'anniversaires et autres cartes de voeux. Engagée dans le commerce en ligne depuis 5 ans, la Comtesse du Barry, société gersoise de vente de foies gras et autres produits traiteur, met à disposition de ses clients un nouveau service de messagerie : la dédicace vocale. Baptisée « De bouche à oreille », cette prestation pourra désormais accompagner la réception de colis de produits vendus par Comtesse du Barry. Lancé début Janvier, « De bouche à oreille » est conçu comme un service complémentaire, voire une « cerise sur le gâteau » dans la relation commerciale qui unit la marque à ses clients. « Le service n'a pas pour objectif d'augmenter considérablement le CA de Comtesse du Barry. Il est surtout conçu comme un outil de fidélisation et de recrutement », souligne ainsi Cendrine Martinez, directrice du service marketing de la Comtesse du Barry. Positionnée jusqu'à présent sur une clientèle senior de plus de 40 ans, la Comtesse du Barry compte par ailleurs sur ce nouveau service, plus interactif, pour « élargir le spectre de sa clientèle et toucher une cible plus jeune », comme l'indique la responsable.

Par cette initiative, Comtesse du Barry confirme son intérêt pour les nouveaux canaux de vente et de marketing. Dès 1996, cette entreprise presque centenaire ouvrait son premier site Web. L'année suivante, elle y introduisait le paiement sécurisé. Cet intérêt pour les nouvelles technologies, Comtesse du Barry souhaite l'enraciner dans sa relation de confiance avec ses clients. Pour utiliser « De bouche à Oreille », il suffit de composer le 0.892.700.770 et de taper le code confidentiel attribué au moment de l'achat en ligne. Le client peut alors enregistrer le message de son choix, qui sera transmis au destinataire du colis. « Le client qui achète en magasin ou via le centre d'appel le fait souvent dans le cadre de l'envoi d'un cadeau à un tiers », remarque Cendrine Martinez. Une fois le colis reçu, son destinataire est invité par le biais d'une carte ou d'un SMS à composer un numéro vert le mettant en relation avec un service vocal, où il pourra consulter sa carte sonore. Parallèlement, Comtesse du Barry profitera de l'occasion pour lui proposer un catalogue de ses produits.

Afin de mettre en place ce service vocal, Comtesse du Barry a fait appel au portail Vocal Marques de France Télécom, qui accueille là son premier client. Lancé le 26 avril dernier, ce portail met en relation l'entreprise et ses clients par l'intermédiaire d'un numéro court et d'un service de reconnaissance vocale. « Nous étions déjà client de France Télécom pour notre centre d'appels intégré. Ce nouveau partenariat s'inscrit dans une logique de continuité », explique Cendrine Martinez. Pour la gestion du serveur vocal, Comtesse du Barry a conclu un partenariat avec 123 Multimédia, une société spécialisée dans la production de contenu multi-support : Internet, téléphones fixe et mobile, et télévision. « C'est France Télécom qui nous a conseillés dans le choix de cette société », indique la directrice du service marketing. La mise en place « De bouche à Oreille » a coûté moins de 2600E. SA au capital 1 630 496E, Comtesse du Barry compte aujourd'hui 200 collaborateurs et a dégagé en 2001 un CA de 38,11ME, reparti sur cinq secteurs : la moitié des revenus sont générés dans les magasins physiques, 30% par la vente à distance, 14% par le b-to-b, le solde revenant à l'export. Bien que l'activité Internet reste stable par rapport à l'an denier (elle pèse, comme l'année passée, entre 1 et 1,5% du CA de la vente par correspondance, soit environ 143 000E) et qu'elle affiche aujourd'hui un panier moyen de 150E, Cendrine Martinez estime que « douze mois seront encore nécessaires pour tirer les premières conclusions » de la présence en ligne de la société.
 Quelques mois après frôlé la fermeture, Buy.com lance un magazine papier édité à 5 millions d'exemplaires
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Le site Buy.com s'exporte dans les kiosques. En effet, le magasin en ligne américain vient de lancer un magazine éponyme. Éditée à 5 millions d'exemplaires, la première édition propose divers produits informatiques, musicaux, DVD, PDA ou encore cameras numériques, associés à un contenu éditorial de présentation et d'aide à l'achat. La société table sur quatre éditions par an et propose aux Internautes souhaitant recevoir les prochains numéros de s'inscrire sur le site. La sortie du magazine est une initiative réjouissante pour Buy.com qui revient de loin. Radié du Nasdaq le 14 août dernier, avant d'être racheté par son fondateur pour 32M$ (36,8ME) trois jours plus tard, le site marchand américain avait failli fermer ses portes. Son prestataire assurant le traitement des paiements par carte bancaire avait annoncé qu'il souhaitait mettre fin à la collaboration l'été dernier, alors que 90% des revenus du site proviennent de transactions impliquant des cartes bancaires. Aujourd'hui, le site compte 1 million de produits pour 4 millions de clients.
 3500 petites annonces sur le site institutionnel de l'OCP
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Moins d'un an après son lancement, le site institutionnel de l'OCP (Organisme de distribution de produits pharmaceutiques) compte désormais près de 3500 petites annonces professionnelles. La plupart d'entre elles (74%) concernent des offres d'emploi, le secteur de la pharmacie et de la parapharmacie souffrant d'une pénurie de main-d'oeuvre. Ouvert à tous, le site Ocp.fr propose des informations ou encore des revues de presse sur les produits pharmaceutiques ou de parapharmacie. Parallèlement à ce service institutionnel, l'OCP édite le site b-to-b Point.ocp.fr. Depuis ce service accessible via un code d'accès, les 3 500 pharmaciens français peuvent suivre l'actualité de la profession, vérifier la disponibilité d'un produit et le commander en ligne. Depuis le site, les professionnels peuvent également visualiser l'état de leurs commandes, leurs avoirs, leurs factures, ou encore calculer automatiquement leurs marges. Des conseils juridiques ou des informations sur les formations y sont également dispensés. Enfin, un forum leur permet de dialoguer ou échanger leurs points de vues avec leurs homologues.
 Après les attentats du 11 septembre, la sécurité informatique devient un enjeu majeur, d'autant que 35% des entreprises européennes ont essuyé au moins une attaque informatique durant l'année 2001
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La cybercriminalité prend de l'ampleur. Selon une étude menée à la fin 2001 par IDC pour le compte du groupe EDS auprès de 350 entreprises européennes, elles ont été 35,2% à essuyer au moins une fois une attaque de leur système d'information l'an passé. Pire encore : 70% des entreprises sondées auraient connu en 2001 entre 2 et 5 de ces assauts. Un chiffre alarmant, de l'aveu même du cabinet d'études. « Ce chiffre apparaît très élevé, d'autant que l'on sait que les entreprises ont plutôt tendance à minimiser les problèmes de sécurité qu'elles rencontrent », explique-t-il. Par ailleurs, IDC souligne l'accélération significative du phénomène. Il y a six mois, le cabinet avait réalisé une enquête du même type auprès de 250 sociétés : seulement 26,5% d'entre elles annonçaient alors avoir subi des attaques informatiques en provenance de l'extérieur.

Bien évidemment, les statistiques publiées par IDC présentent des disparités géographiques. Les entreprises allemandes et italiennes ont ainsi été les plus exposées à la cybercriminalité en 2001 : elles ont été respectivement 51,7 et 42,6% à y subir au moins une attaque. À l'autre bout de l'échelle, on retrouve les entreprises britanniques, dont seulement 28,8% ont dû affronter au moins une menace informatique extérieure durant l'année 2001. Plutôt bien loties également, les sociétés françaises n'ont pour leur part été « que » 30,3% à être touchées par au moins une attaque informatique l'an passé.

Il n'en reste pas moins que les chiffres de la cybercriminalité restent importants. Et IDC d'estimer que les sociétés européennes commencent à en saisir les enjeux. 63% des entreprises sondées estiment en effet que la perte de leurs données lors d'une attaque ou d'une mauvaise manipulation présente un risque majeur. « La perception de ce risque semble très largement liée à l'effet du 11 septembre 2001 sur les entreprises, qui ont pris conscience de la vulnérabilité des systèmes de sécurité dans leur ensemble et de leur propre système d'information », souligne le cabinet d'étude. Et du coup, la sécurité des systèmes d'information devient un cheval de bataille pour beaucoup d'entreprises. 48% des directions générales consultées lors de l'étude annoncent ainsi vouloir se consacrer plus au thème de la sécurité informatique durant l'exercice 2002. Une prise de position confirmée sur le plan opérationnel : 58,7% des directions générales interrogées se sont déjà impliquées dans leur stratégie de sécurité, et elles sont 56,7% à prendre des décisions relatives à ce sujet. Curieusement, les deux pays les plus touchés par le fléau adoptent des positions radicalement différentes sur ce point : si 51,1% des directions générales italiennes manifestent la volonté de renforcer leur action sur le front de la sécurité informatique, seulement 35% de leurs homologues allemandes affichent la même ambition.

Si l'ampleur de ces bonnes intentions diffère donc sur un plan géographique, leur application nécessitera la levée de plusieurs freins. Ainsi, 54,5% des entreprises sondées concèdent ne disposer d'aucune équipe interne dédiée à la sécurité informatique. Une situation embarrassante, surtout quand l'on considère qu'elles sont 59,6% à estimer que ce type de problématique ne peut être pris en charge que par des spécialistes. IDC souligne à ce titre que 68% des entreprises ayant été attaquées en 2001 ne disposaient pas de responsable de la sécurité informatique. Ces éléments inquiétants n'empêchent pas 78,8% des entreprises de penser qu'elles sont suffisamment sécurisées. Plus des deux tiers d'entre elles se sont ainsi procurées, en interne ou par le biais de prestataires, des outils variés (back-up, équipements redondants, etc.) leur garantissant la continuité de leurs services en cas d'attaque ou de défaillance. « Ce chiffre paraît relativement élevé. Beaucoup d'entreprises se déclarent prêtes, mais à tort au regard d'un examen plus approfondi de leur système d'information », estime ainsi IDC. Autre zone d'ombre : moins d'un quart des entreprises consultées ont contracté une assurance pour leur système d'information en 2001. Un ratio qui fait froid dans le dos : de nombreuses sociétés européennes devront payer au prix fort les éventuels dommages commis par une attaque informatique externe. De quoi couler nombre de start-ups.
 Désormais focalisé sur le marché européen, Freelance.com reçoit le soutien de ses investisseurs historiques
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C'est dans la plus grande discrétion que Freelance.com a bouclé en novembre dernier une levée de fonds de 2,5ME auprès de ses investisseurs historiques, parmi lesquels on compte le groupe Open, Business Pace, e-Devices et l'industriel Corporate Software. Suite à cette opération, le capital de la société est passé à 3 644 750E. Au total, le site d'intermédiation entre entreprises et travailleurs indépendants aura donc levé depuis sa création 8,5ME, 6ME étant apporté par un premier tour de table de 6ME réalisé au cours du premier semestre 2000. L'opération de financement fraîchement bouclée sera destinée à appuyer le développement de Freelance en France et à l'étranger. « La somme levée nous a permis de reconstruire la trésorerie, près d'un an et demi après le premier tour de table, afin de relancer notre développement et de soutenir nos filiales. Cet apport devrait permettre de nous accompagner vers le retour à la rentabilité, prévu sur l'exercice 2002 », déclare François de Guiringaud, directeur financier de Freelance. Finalisée le 8 novembre dernier, cette opération est intervenue à un moment opportun pour la société. Durant l'été 2001, Freelance avait en effet lancé un plan de restructuration donnant lieu à la fermeture de ses quatre filiales de la zone nord-américaine : États-Unis, Canada, Mexique, Caraïbes. Le marché américain s'est en effet révélé très coûteux pour la société. « Les investissements nécessaires sont beaucoup plus importants qu'en Europe. Nous perdions beaucoup d'argent, et nous avons préféré nous concentrer sur les filiales rentables », ajoute le directeur financier. La société n'a pas pour autant rayé le marché nord-américain de ses objectifs. Freelance compte tenter une deuxième offensive, à moyen-terme cependant. « Les États-Unis nous intéressent énormément, il s'agit du plus grand marché du free-lancing. Mais nous attendrons d'avoir des moyens financiers pour nous y implanter définitivement : cela ne devrait pas avoir lieu avant 1 ou 2 ans », ajoute François de Guiringaud.

Freelance est aujourd'hui présent en Allemagne, en Belgique, en Espagne, au Maroc et en Suisse. Encore balbutiantes, ces filiales devraient être amenées à représenter une part croissante dans les activités globales de la société. En effet, la France a généré 89% des revenus de Freelance sur l'exercice 2001, une part qui devrait baisser à 83% sur 2002. Freelance n'exclut d'ailleurs pas de nouvelles implantations sur le Vieux Continent, même si aucun calendrier n'est arrêté. « Plusieurs marchés se révèlent intéressants, mais nous menons une politique totalement opportuniste : cela se décidera au cas par cas, selon les opportunités et les moyens que nous aurons à disposition », ajoute le responsable financier. Suite à son retrait du marché nord-américain, Freelance conserve néanmoins des sites aux États-Unis, au Canada, aux Caraïbes et au Mexique, pilotés depuis la France. Un panel de services locaux présents également en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Israël, en Italie, au Mexique et en Suède. « Cela permet de récupérer des compétences hors de France, et inversement, de satisfaire des travailleurs français qui souhaitent partir à l'étranger. Cette activité reste cependant très minoritaire », commente François de Guiringaud.

Freelance compte aujourd'hui une base de données de 90 000 travailleurs indépendants et regroupe une quinzaine de collaborateurs, après en avoir rassemblé jusqu'à près de 70 au plus fort de son activité. Sur l'exercice 2001, le site d'intermédiation entre les travailleurs indépendants et les entreprises a enregistré 28ME de CA, enregistrant une croissance annuelle de 65%. Une performance en phase avec les objectifs annoncés fin 2001 qui avaient été revus à la baisse par rapport aux 35ME initialement prévus. Pour 2002, la société prévoit une croissance "significative". Des développements que supervisera Eric Delannoy nommé président de Freelance.com, dont il assumait la direction générale pour l'Europe depuis juillet 2000.
 WebEx, spécialiste américain de la vidéoconférence, profite de l'essor du secteur pour tripler son CA entre 2000 et 2001
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Parmi les grands spécialistes dans le monde de la téléconférence, on compte 4 acteurs majeurs : le Français Genesys Conferencing, l'Israélien VCon et les Américains Raindance (ex Evoke) et WebEx. Curieusement, ce dernier est un acteur assez peu connu. Pourtant, avec un CA de 81,2M$ (93,9ME), WebEx, né en 1996 sous l'impulsion de ses deux fondateurs Min Zhu et Subrah Iyar, est aujourd'hui le second acteur du marché dans le monde, derrière Genesys et loin devant son homologue américain. Pour comprendre l'arrivée de WebEx sur le devant de la scène, il suffit de regarder l'évolution de son activité : en un an, l'entreprise a plus que triplé son CA ; en 2000, l'entreprise n'enregistrait que 25,86M$ (29,9ME) de CA, une performance la plaçant derrière ses trois concurrents. La signature de contrats avec de gros acteurs internationaux a néanmoins permis à l'entreprise de connaître une croissance fulgurante sur 2001. Parmi eux, Random House Publishing, Unilever, Hyundai Motor America ou encore National Science Foundation. Mais, selon l'entreprise, la première raison de cette évolution est naturellement la teneur de son offre, qui a récemment séduit France Télécom. L'opérateur historique français intégrera dès à présent une partie de la plate-forme technologique de WebEx pour proposer de nouveaux services à ses propres clients. Et c'est ce genre de contrat qui permet aujourd'hui à l'entreprise d'afficher une forte croissance, puisque WebEx est rémunéré dès lors que son client direct commercialise à ses propres clients des services de vidéoconférence faisant intervenir sa technologie. L'année 2001 s'est même soldée par un résultat d'exploitation positif sur le dernier trimestre, et en nette amélioration sur l'ensemble de l'exercice (+74%). L'objectif de 2002 sera donc d'enregistrer un résultat d'exploitation positif.

Le secret de cette évolution réside peut-être dans l'offre de WebEx. Cette dernière se décompose en quatre familles de produits : Meeting Center, OnCall, OnStage et Business Exchanger, auxquels s'ajoutent des services à valeur ajoutée assez courants pour ce type d'acteur. Uniquement basées sur des technologies IP, ces offres ont l'avantage d'être très facilement et très rapidement exploitables, puisque seule l'adaptation graphique aux couleurs du client est nécessaire. Meeting Center est un produit b-to-b qui permet aux entreprises d'organiser des conférences virtuelles sur le Web, intégrant la vidéo, l'audio et la donnée. Exemple : une entreprise peut convoquer, sur un site à ses couleurs et hébergé chez WebEx, des participants distants à une réunion, leur parler (avec une technologie de voix sur IP), tout en faisant défiler une présentation "Powerpoint", une démonstration vidéo et diffuser un fichier. Les trois autres services sont des déclinaisons de cette technologie destinées à des applications ciblées. OnCall est un service de centre d'appel via Internet et intégrant des possibilités de vidéo et de données. OnStage est une solution de séminaire en ligne intégrant non seulement tous types de contenu, mais également une voie de retour par eMail pour l'interactivité. Enfin, Business Exchange est un outil dédié aux portails, places de marché et autres intranet et extranet. Il permet à plusieurs utilisateurs de ces points de rencontres en ligne d'organiser quasiment immédiatement des conférences via Internet. Toutes les fonctionnalités précédemment citées y sont intégrées (échange de données et d'informations, voix et vidéo sur IP, etc.), avec des outils supplémentaires permettant la navigation commune (affichage du même contenu sur chaque poste participant) ou encore le calendrier en ligne pour organiser des rendez-vous. WebEx est née d'une bonne idée, à savoir le développement de technologies permettant la collaboration b-to-b à distance grâce au Web.
 Conclusion d'un contrat à long terme entre le voyagiste en ligne Orbitz.com et le système de réservation électronique Worldspan
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Orbitz.com, agence de voyages sur le Web, renouvelle son partenariat avec le système de réservation électronique Worldspan. Au terme de cette collaboration technique, débutée dès le lancement du voyagiste en juin 2001, le GDS (Global distribution system) joue le rôle d'intermédiaire entre Orbitz, les compagnies aériennes et les sociétés de location de voitures. Avec ce nouveau contrat, Orbitz élargit son domaine d'intervention aux prestataires hôteliers. Pour Mike Parks, vice président de Worldspan, Orbitz a apporté depuis sa création de sérieuses garanties de viabilité. Cette coopération à long terme traduit également la confiance du GDS dans le marché du tourisme en ligne. Cet accord consolide également la position de Worldspan sur le marché des systèmes de réservation centralisés. Concurrencé par Amadeus, Sabre ou encore Galileo, le groupe déclare être aujourd'hui l'intermédiaire entre 21 000 agences de voyages en ligne et 500 compagnies aériennes, 44 000 compagnies hôtelières et 16 000 sociétés de location de voitures. Le site marchand Orbitz est pour sa part issu d'une joint-venture entre 5 compagnies aériennes américaines (Americain, United, Delta, Northwest et Continental) et propose aujourd'hui l'offre de 450 compagnies aériennes.
 VediorBis lance trois solutions eBusiness pour faciliter la gestion des contrats et des ressources intérimaires
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Le spécialiste de l'emploi VediorBis (filiale française du groupe Vedior) vient de lancer une nouvelle gamme de trois solutions eBusiness : Flex Sign, Flex Focus et Flex Manager. Leur objectif : faciliter, pour les entreprises clientes, la gestion des contrats et des ressources intérimaires. Ces offres permettent en effet aux clients de VediorBis de traiter toutes les phases de la gestion des intérimaires, qu'il s'agisse des commandes, de l'édition des contrats, de leur signature ou encore de leur archivage. Elles permettent ainsi aux entreprises d'améliorer la productivité des tâches administratives liées à l'intérim, en assurant notamment une meilleure réactivité et en dématérialisant les flux papier.

« VediorBis édite environ 1,5 million de contrats par an. Jusque-là, ces contrats devaient être traités et signés un par un par nos clients. Nous avons donc recherché des solutions qui puissent optimiser leur productivité », explique Jacques Culioli, directeur du marketing et du développement de VediorBis. Les deux premières solutions, Flex Sign et Flex Focus, sont accessibles depuis le site Web Vediorbis.com. Mis en place avec Dictao, société de conseil et d'ingénierie, Flex Sign permet de signer par Internet les contrats de mise à disposition des intérimaires. « Le responsable de l'entreprise cliente consulte le contrat à l'écran. S'il a des remarques à faire, il peut les envoyer par eMail à VediorBis. Lorsqu'il est d'accord avec son contenu, il peut le signer par l'intermédiaire du système de signature électronique », explique Jacques Culioli. VediorBis a mis en place un procédé de cryptage des données (SSL 128 bits) et une architecture à clés publiques (PKI), qui est celle choisie par le ministère de l'Économie et des Finances pour les déclarations de TVA. Pour utiliser la solution, l'entreprise cliente doit par ailleurs s'authentifier par l'intermédiaire d'une carte à puce. Facturé 150E par licence, Flex Sign s'adresse en priorité aux grands comptes.

Développé avec Business Objects, Flex Focus permet pour sa part aux entreprises de piloter leur activité intérim avec VediorBis. Huit tableaux de bord offrent en effet un suivi détaillé des coûts et donne une vue d'ensemble de plusieurs filiales d'une même entreprise. Cette solution reste accessible pour tout type de clientèle, puisque l'abonnement moyen est facturé 15E par mois. Enfin, le progiciel Flex Manager permet de gérer l'ensemble des ressources humaines intérimaires, toutes entreprises de travail temporaire confondues. Il permet en outre d'automatiser la gestion des relevés d'heures et peut être connecté à une interface badgeuse (calculant le nombre d'heures réalisées par un employé). Mises en place avec Click & Trust (filiale du Groupe Banques Populaires), ces trois solutions ont bénéficé d'une phase de pilotage de quatre mois, avant d'être commercialisées depuis le mois dernier. Pour l'instant, elles ne sont proposées qu'en France.

Le groupe Vedior, qui a réalisé en 2001 un CA de 2,639 MdE, est par ailleurs présent sur Internet par l'intermédiaire de son site Web Vediorbis.com. Chaque mois, ce service attire en moyenne 65 000 visiteurs uniques, qui déposent environ 5 000 CV mensuels. L'année dernière, VediorBis a diffusé plus de 70 000 offres de missions par l'intermédiaire de ce service. Un chiffre relativement faible par rapport au 1,5 million de contrats signés par la société. « Mais 40% des intérimaires qui déposent leur CV en ligne ne seraient jamais entrés dans une agence [physique, N.D.L.R.] », souligne Jacques Culioli.
 Lancé par Bouygues Immobilier, George V et Kaufman & Broad, le portail de l'immobilier neuf Vivolio.com souffle sa première bougie sur un CA annuel de 840 000E
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L'heure est au bilan pour Vivolio, lancé il y a un tout juste un an à l'initiative de trois poids lourds de l'immobilier neuf (Bouygues Immobilier, George V et Kaufman & Broad), qui y avaient alors investi un total de 2ME. Le portail regroupe aujourd'hui 7000 biens et revendique une couverture de 30% de l'offre des principales zones urbaines françaises, pour une audience qui a atteint 35 000 visites en février dernier. Pour en arriver là, Vivolio a misé sur une présentation complète des biens proposés à la vente. Ainsi, chaque offre référencée est agrémentée d'une fiche détaillée comprenant des informations pratiques (adresse, surface, date de disponibilité, prix), mais également un plan détaillé, une visite virtuelle et un plan du quartier environnant. « Les Internautes ont pris conscience des potentialités qu'offre le Web et en attendent donc plus d'informations que pour un support traditionnel. Cela nous avantage d'ailleurs : Internet permet à nos visiteurs de mieux faire leurs présélections, et d'amener donc des prospects largement qualifiés vers les points de vente de logements neufs », déclare Patrice Chouvin, président du directoire de Vivolio. Chaque présentation de logement s'accompagne en effet d'un module de demande en ligne de documentation ou de prise de rendez-vous avec un agent de vente. Un système d'intermédiation qui s'est d'ailleurs élargi depuis le lancement du service, Vivolio développant désormais ses services de mise en relation par téléphone. « Cela permet de répondre à la demande de rapidité des Internautes et à l'accélération des cycles de vente, rendus extrêmement courts par la somme des informations disponibles », commente Patrice Chouvin.

Pour estimer ses chances de succès, Vivolio avait lors de son lancement commandité une enquête Ipsos portant sur les attentes des consommateurs en matière d'offre de logements neufs sur Internet. Un an plus tard, l'institut d'étude vient d'ailleurs à nouveau de souligner le potentiel de développement dont dispose le portail : Ipsos précise en effet que 64% de la population susceptible d'acquérir un logement dans les 5 ans à venir est constituée d'Internautes. « Il existe une affinité naturelle entre Internet et l'immobilier, et elle devrait encore augmenter avec la progression du taux de pénétration du Web », juge d'ailleurs Louis Rougier, d.g. d'Ipsos Mediangles. Afin de tirer le meilleur profit de ce gisement de clientèle, Vivolio a donc noué durant sa première année de fonctionnement des partenariats portant sur la rediffusion de ses offres sur une palette de partenaires à forte audience : Wanadoo, Voila, Yahoo!, AOL, Club Internet, mais également des sites d'immobilier généralistes tels qu'Immostreet. « 50% de notre trafic provient de ces partenariats », se réjouit Patrice Chouvin.

Un an après son lancement, Vivolio semble donc avoir rempli son contrat. Son volume de ventes a atteint 27ME en 2001 pour 136 biens vendus, et devrait se monter, selon les prévisions du portail, à 70ME en 2002. Le volume correspondra alors à 430 produits écoulés par l'intermédiaire de la plate-forme, qui prévoit donc de passer à la vitesse supérieure au cours de sa seconde année d'existence. Ainsi, un nouveau service d'appartement témoin virtuel devrait être disponible d'ici la fin du premier semestre 2002. Développé en image de synthèse, il permettra de visualiser un futur logement, l'Internaute pouvant à loisir le personnaliser, qu'il s'agisse de la couleur des murs ou encore de la texture des surfaces (moquette, carrelage,...). Il sera également possible de visualiser le bien meublé ou vide. Ce service, disponible sur Vivolio.com, sera également décliné sur des supports plus classiques (CD-Rom notamment) afin de permettre de proposer la prestation sur les points de vente ou dans les show-room. « Ce nouveau produit doit nous permettre d'atteindre trois objectifs : arriver à un niveau de qualité proche du réel, toucher un maximum de personnes et permettre aux prospects de s'approprier l'outil », explique Stéphane Maillet, directeur technique de Vivolio. Le portail dédié au logement neuf souhaite par ailleurs développer sa commercialisation auprès des promoteurs. Se rémunérant lors de l'apport de prospect aux promoteurs et via un commissionnement d'environ 1% lors de la conclusion d'une vente par son intermédiaire, Vivolio a enregistré sur sa première année un CA de 840 000E. Une performance qui devrait atteindre 2ME en 2002.
 Le suédois Tele2 renoue avec les bénéfices sur 2001 et se développe en privilégiant un stratégie d'alliances
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Suite à la réduction d'une taxe permettant la rétrocession de 3,1MdSEK, soit 340,1ME, l'opérateur suédois Tele2 a pu renouer avec les bénéfices sur son exercice 2001. Ces derniers s'élevant à 392MSEK (couronnes suédoises, soit 42,6ME) contre des pertes nettes de 3,6MdSEK (391,1ME) sur l'année précédente. Pour soutenir son développement, le Suédois s'est largement appuyé sur une stratégie d'alliance. Ainsi, après avoir lancé ses premiers services GPRS en octobre 2001, Tele2 s'est allié avec l'Allemand Viag Interkom en vue de créer outre-Rhin un MVNO (opérateur virtuel mobile). Opération que le Suédois avait déjà mise en place en août 2001 cette fois-ci aux Pays-Bas. Par ailleurs, en mars 2001, Tele2, détenteur d'une licence UMTS dans son pays, s'alliait à son homologue et néanmoins concurrent direct Telia pour la création d'une joint-venture nécessaire à l'exploitation d'un réseau UMTS en Suède.

Pour autant, ce parcours sans anicroche ne doit pas faire oublier que le groupe dirigé par Lars-Johan Jarnheimer a, sur son exercice 2001, accusé une perte d'exploitation de 1,35MdSEK (146,6ME) contre un résultat positif de 420MSEK (45,6ME) sur 2000. Sur l'ensemble de l'année 2001, Tele2 a pu présenter à ses actionnaires un CA de 25MdSEK (2,7 MdE), en hausse de 54,3% par rapport à son exercice précédent. Une bonne performance qui rejoint également la croissance enregistrée entre le troisième et le quatrième trimestre 2001 (+9,4%). Sur les trois derniers mois, les revenus de l'opérateur suédois ont avoisiné les 7MdSEK (760,5ME). Avec près de 15 millions d'abonnés (+29% sur douze mois), l'opérateur a pu sur le quatrième trimestre 2001 afficher un Ebitda positif de 633MSEK (68,7ME), indice précédemment négatif sur l'exercice 2000 pour la même période. En Europe du Sud, région regroupant notamment les activités des filiales espagnoles, italiennes et françaises, Tele2 termine l'année 2001 sur un CA de 5,59MdSEK (607,3ME), faisant ainsi fois deux en douze mois. En revanche, cette zone ne permet pas encore à l'opérateur suédois de présenter un Ebitda positif. Encore négatif à hauteur de 1,33MdSEK (144,5ME), ce dernier s'enfonce dans le rouge en comparaison de l'année 2000, affichant une aggravation de plus de 300%. Sur l'Europe du Sud, l'opérateur comptait au 31 décembre dernier plus de 4,2 millions d'abonnés, enregistrant un honorable taux de croissance de 46%.

De son côté, la filiale française enregistre elle actuellement quelque 3 millions de clients à ses services de téléphonie, dont 250 000 entreprises. « 10% de nos revenus émanent aujourd'hui de nos clients professionnels. Cette tendance ne devrait d'ailleurs pas s'inverser », explique un porte parole de la filiale française. Entité qui pense d'ailleurs pouvoir être rentable dans les prochains mois. Lancée en France le 24 mars 1999, la filiale a, sur l'année 2000, dégagé un CA de 152,4ME et prévoyait pour 2001 de porter ce chiffre entre 457 et 610ME. Positionné sur le marché de la téléphonie fixe, Tele2 France espère pouvoir lancer prochainement des services d'accès Internet à destination des professionnels. « C'est dans les tuyaux, poursuit le même porte parole, tout comme nous réfléchissons à la mise en place d'offres de téléphonie mobile ». Quoi qu'il en soit, en novembre dernier, l'opérateur avait fait savoir qu'il ne serait pas candidat à l'attribution d'une nouvelle licence UMTS en France. Rappelons enfin, Tele2 a lancé en février 2000 Everyday.com, un portail d'accès Internet et de SMS gratuits à destination des particuliers.

En 2001, Tele2 a bénéficié d'une opération de refinancement d'un montant de 1,2 MdE réalisée auprès de ABN Amro, CIBC World Markets, ING Bank, Nordea, la Royal Bank of Scotland et West LB. En septembre dernier, suite à la faillite d'Enitel, Tele2 a fait l'acquisition des activités de téléphonie fixe et d'accès Internet de l'opérateur norvégien. En Norvège, Enitel détenait dans son escarcelle 1 million de clients mobiles et Internet.
 Pierre Bellemare travaille sur Encheris, un projet de vente aux enchères combinant Web et télévision
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Combiner actions locales, télévision et Internet pour développer un service d'enchères en ligne dédié au patrimoine mobilier et historique : telle est l'ambition du projet Encheris. Initié par Pierre Bellemare, par l'intermédiaire de la société PBRK (qui édite également le site Pierrebellemare.com), et par la chaîne Histoire, un premier test a été lancé en novembre dernier à Lille. « Après ce test, nous sommes désormais dans une période de réflexion pour définir l'ensemble des paramètres du projet, qui pourrait aboutir en septembre prochain », explique Roland Kluger, le gérant de la société PBRK, qui est également le père de Jacques Kluger, le fondateur du service d'achat groupé Koobuy.

Pour leur projet, les responsables d'Encheris partent d'un principe simple mais sensiblement différent de services comme eBay, QXL, ou encore iEncheres. Une émission télévisée devrait être réalisée chaque mois dans une région de France, où quatre villes seront visitées durant une semaine. À chaque étape, les habitants viendront faire expertiser gratuitement des objets dont ils veulent connaître la valeur. Une équipe technique munie de caméras numériques recueillera les témoignages des propriétaires possédant les objets les plus intéressants, ainsi que l'avis des experts. Seuls les objets ensuite mis en vente seront présentés durant les émissions diffusées sur la chaîne Histoire. Ces émissions, animées par Pierre Bellemare et des spécialistes, permettront aux objets d'être mis en valeur, sans oublier la promotion du site Web. Pour vendre leurs objets, les particuliers pourront par ailleurs contacter directement Encheris, par eMail ou par courrier. Vient ensuite la vente aux enchères. Celle-ci se déroulera sur le site Web Encheris.com où les objets de valeur (leur estimation ne devra pas être inférieure à 1000F) seront exposés et classés par catégorie. Chaque objet restera exposé pendant 7 jours.

Au départ de la vente, la mise à prix sera inférieure en moyenne de 20% à l'estimation. Les enchères des Internautes apparaîtront ensuite en direct. Pour y participer, ces derniers devront remplir une fiche, précisant leur identité ainsi que leurs références bancaires. Dans les 5 dernières minutes de la vente, seuls les 4 enchérisseurs ayant le plus participé à la progression de l'enchère pourront continuer. Au final, l'objet sera accordé à l'Internaute qui aura gagné au jeu du "dernier carré". Concrètement, la page du "dernier carré" se divise en 4 cases, contenant chacune le pseudonyme d'un des 4 enchérisseurs. Pour obtenir l'objet, l'offre du vainqueur devra être la plus intéressante durant 20 secondes. Si un objet sur le site Web n'attirait pas les Internautes, il sera toutefois mis en vente chez un commissaire priseur. Pour tester leur projet, PBRK et la chaîne Histoire ont donc commencé par Lille, en novembre. Sur environ 300 objets déposés aux enchères sur le site, la moitié a été vendue en décembre sur le Net, le reste lors de la vente au public. Pour cela, les organisateurs ont collaboré avec un commissaire priseur parisien. Pour générer du trafic et attirer les Internautes et les téléspectateurs, les organisateurs d'Encheris devront notamment penser à augmenter le volume d'objets proposés à la vente.
 Via Seb.fr et Tefal.fr, le groupe Seb pose les jalons d'une relation client en ligne, rythmée par des opérations événementielles
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Le Web commence à se faire une bonne réputation en tant qu'outil de relation client. Net, Peugeot, Mattel : autant de marques qui se sont offert une vitrine de fidélisation en ligne. Sur ce terrain, le groupe Seb compte également jouer sa partie, via Seb.fr et Tefal.fr, lancés en mai 2001. Ces deux sites s'articulent autour de trois volets : un catalogue présente les produits de la marque, une partie éditoriale propose 700 recettes de cuisine et des dossiers thématiques, tandis qu'une liste des centres de services après vente appuyée d'un moteur de recherche est également disponible. « L'idée est d'accompagner l'Internaute tout au long du cycle du produit : de la période pré-achat, grâce à une FAQ et un lexique portant sur les produits, à l'achat lui-même, par la présentation des produits, une rubrique "trucs et astuces" pour leur entretien ou encore des liens avec nos distributeurs en ligne, jusqu'au service après vente », déclare Catherine Guichou, responsable Internet pour Seb France.

Une étude est actuellement en cours pour faire le point sur l'impact des sites en termes d'image et de valeurs véhiculées vers les Internautes. La marque ne souhaite pas donner de chiffres sur son audience, variable selon les périodes, justifiant que les sites ne sont encore qu'à leurs débuts. Les deux portails sont d'ailleurs destinés à évoluer et à être renouvelés. Ainsi, des dossiers sont régulièrement mis en ligne, sur différentes thématiques telles que "la cuisine au chaud" ou "comment tout faire avec seulement une poêle et une casserole". « Seb et Tefal ont une légitimité à prendre la parole sur le thème de la cuisine. Nous exploitons ce potentiel pour nouer une relation privilégiée avec les Internautes. De plus, les thèmes que nous traitons se prêtent bien au Web, et nous bénéficions de la progression d'audience des divers sites de cuisines : la recherche de recettes sur Internet fait partie des motivations des Internautes », commente Catherine Guichon. Des opérations ponctuelles ont ainsi été mises en place pour animer les deux sites. Pour promouvoir une nouvelle gamme d'ustensiles de cuisine baptisée 4U, un jeu en ligne à été lancé sur Tefal.fr. Sur le thème "Quel profil de 4U êtes-vous ?", ce quiz a permis de générer du trafic supplémentaire, multipliant jusqu'à 10 fois l'audience, tout en créant une base de données de contacts, dont l'aspect quantitatif n'a malheureusement pas été dévoilé. Une campagne de publicité en ligne est également venue relayer l'opération. Des bannières en ligne, des achats au clic et du publi-rédactionnel ont été déployés sur quatre sites spécialisés sur la cuisine : Marmiton.org, Isaveurs.com, Mangez.com, Cuisineaz.com. Une opération d'eMailing et de sponsoring de newsletter est venue parallèlement compléter la campagne. Un processus qui a été réitéré pour Seb.fr quelques jours plus tard.

Les deux portails sont réactualisés régulièrement, selon le rythme de vie des deux marques. Un moyen, pour le groupe Seb, de fidéliser les Internautes. « C'est l'occasion de multiplier les relations avec les consommateurs, pour qui la fréquence d'achat pour nos catégories de produits est relativement longue et s'établit à plusieurs années. Grâce à ces deux sites, nous remettons en contact les Internautes avec nos produits. Parallèlement, cela nous donne l'occasion de nous adresser à une certaine cible plus difficile à toucher par les médias classiques, tels que les jeunes urbains ou les femmes avec enfants. Il reste que nos sites ciblent malgré tout une population très large », rajoute la responsable. La marque prévoit de lancer la prochaine opération événementielle en ligne à l'occasion de la fête des mères, fin mai. Le développement des sites Seb.fr et Tefal.fr a été réalisé par Business Interactif, pour un montant non communiqué. Le prestataire joue également le rôle de fournisseur de contenu pour la partie éditoriale. Le groupe Seb regroupe différentes filiales : Seb, Tefal, Calor, Rowenta et Moulinex, Arno et Krups. Employant 15 750 personnes dans 42 pays, le groupe a réalisé sur l'exercice 2001 un résultat net de 74ME.
 Le répartiteur pharmaceutique OCP réalise entre 210 et 280ME de CA par an par l'intermédiaire d'Internet
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Sur Internet, l'OCP (Organisme de distribution de produits pharmaceutiques) fait doute office de précurseur. L'OCP est un répartiteur pharmaceutique, dont le métier est de distribuer aux pharmaciens les médicaments fabriqués par les laboratoires, ainsi que les autres produits vendus en officines. Fin 1996, déjà, le groupe disposait de son site Internet b-to-b, baptisé "OCP Point". L'OCP l'avait lancé avant même que ne soit mis en ligne son service institutionnel, disponible à l'adresse OCP.fr. Il faut dire que les méthodes de travail du groupe étaient, dans le principe, facilement déclinables sur le Web : la quasi-totalité du CA réalisé par l'OCP dépend des systèmes de télétransmission installés dans les officines. « Avec l'apparition de l'Internet, nous nous sommes demandés comment nous pouvions développer l'interactivité entre l'OCP et ses clients », explique Patrice Genser, le responsable du département recherche et développement en informatique de l'OCP.

Sur 22 500 pharmacies en France, 16 000 sont clients de l'OCP. Tous ces clients disposent d'un accès au site b-to-b, sur lequel ils peuvent réaliser leurs commandes, sans surcoût. Grâce à l'interfaçage de son site Web avec son système transactionnel, l'OCP peut livrer toute commande passée sur Internet en deux heures. Soit un délai identique à celui des commandes réalisées de manière traditionnelle, par télétransmission ou par l'intermédiaire de systèmes de gestion propres aux officines. Pour tenir ces délais, l'OCP, qui dispose de 54 établissements répartis sur toute la France, utilise un parc d'environ 1300 camionnettes, organisées en tournées de livraison. Sur les 16 000 clients de l'OCP, 3500 ont par ailleurs souscrit un abonnement mensuel de 120F (18,3E), afin de bénéficier de services complémentaires. Les abonnés peuvent par exemple vérifier, à tout moment, l'ensemble de leurs commandes, consulter leurs factures et leurs statistiques, ou encore évaluer l'évolution du CA de leur officine par rapport aux marchés local et national. Les offres de formation et de conseil en agencement d'officine ou de développement de clientèle y sont également présentées, ainsi que des informations juridiques, fiscales et financières. L'OCP y diffuse également des informations sur les lancements de nouveaux produits, les éventuels retraits urgents ou les arrêts de fabrication.

Pour l'instant, l'OCP réalise entre 210 et 280ME de CA par an par l'intermédiaire de son service Web. Un chiffre important, qui représente toutefois moins de 4% de son CA global. En 2000, le groupe OCP a en effet réalisé un CA de 6,99MdE, dont 5,99MdE sur le marché français. Dans l'Hexagone, où il emploie 4408 collaborateurs (ou équivalents temps plein), le groupe estime détenir 40,1% de parts de marché. En complément de son service b-to-b, l'OCP dispose d'un site institutionnel, qui enregistre un trafic moyen de 150 000 pages vues par mois. Ouvert à tous, le site Ocp.fr propose des informations ou encore des revues de presse sur les produits pharmaceutiques ou de parapharmacie. Parallèlement à l'OCP, d'autres répartiteurs pharmaceutiques ont lancé des initiatives utilisant le Web. Alliance Santé, par l'intermédiaire de sa filiale Alliance-Sat, propose par exemple depuis le début de l'année 2001 un service d'animation dans les officines. Lancée en partenariat avec UDcast, cette offre utilise le satellite pour diffuser dans les pharmacies une ambiance musicale et des messages ciblés.
 Accor s'appuie sur le rachat de Go Voyages pour assurer la poursuite de son déploiement sur le Web marchand
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Le groupe Accor poursuit son déploiement sur le Web. Une politique encore soutenue hier par l'annonce d'une opération de croissance externe : le groupe hôtelier, qui détenait déjà 38,5% du capital de Go Voyages depuis avril 2000, vient en effet d'y porter sa participation à 60%. Une opération qui s'accompagne d'une promesse d'achat sur le solde des actions, dont le prix sera déterminé en fonction des résultats des exercices à venir.

En jetant son dévolu sur Go Voyages, le groupe Accor s'assure un vecteur non négligeable de distribution en ligne de ses produits. « Sur Internet, Go Voyages développe une stratégie intelligente qui consiste à faire du b-to-b-to-c. Son objectif n'est pas de faire des efforts vers le grand public, mais de créer des moteurs de réservation qui sont mis à disposition d'un certain nombre d'agences de voyage, sous marque blanche. Cette approche va nous permettre de démultiplier de façon importante notre distribution, puisque notre offre de nuitées d'hôtels va ainsi pouvoir être distribuée dans les packages mêlant avion et hôtel que Go Voyages propose depuis le début de l'année », explique Thierry Gaches, directeur général de l'eCommerce pour le groupe Accor.

Internet est apparu un outil fondamental au développement du groupe hôtelier dès la fin 1999. Au milieu de l'année 2000, Accor a ainsi lancé une vraie stratégie de déploiement en ligne, qui s'est renforcée courant 2001, et qui prend trois formes. Le groupe a développé tout d'abord différents portails de distribution directe de ses chambres d'hôtels. Un large éventail de sites de présentation, de réservation et de promotion de ses chaînes, tels que Accorhotels.com, Novotel.com, ou encore Hotelformule1.com, a ainsi vu le jour. « Nous avons accentué nos efforts en 2001. Aujourd'hui, les chiffres sont significatifs : nous avons réalisé un CA de plus de 90ME sur l'hôtellerie en ligne en 2001 », souligne Thierry Gaches.

Sur certains marchés, Accor ne bénéficie cependant pas d'une notoriété suffisamment importante pour assurer le lancement de la distribution directe en ligne. Le groupe hôtelier s'assure donc une présence sur le Web à travers des participations au capital de certains distributeurs, qui lui assurent un niveau d'influence sensible. Ainsi, le groupe français s'est engagé dans le site de réservation en ligne Andbook, spécialisé dans le voyage d'affaires, aux côtés de The Forte Hôtel Group et de Hilton International. Un moyen d'attaquer indirectement le marché américain. Le groupe hôtelier a parallèlement noué des partenariats pour renforcer sa stratégie en ligne, donnant lieu à des signatures avec différents sites tels que Voyages-sncf.fr. « Internet est un outil extrêmement puissant. Un de ses principaux avantages est qu'il permet, pour un coût raisonnable, de distribuer notre hôtellerie économique partout dans le monde, alors que jusqu'à présent, nos chaînes n'avaient un rayonnement qu'au niveau local, grâce à un réseau de panneaux publicitaires », ajoute Thierry Gaches.

Si le groupe hôtelier lorgne avec autant d'insistance vers le Web, ce n'est pas uniquement parce que le Réseau des réseaux permet d'obtenir des coûts de distribution moindres, ou même une présence à l'international. Accor voit plus loin et pose les balises d'une stratégie qui portera ses fruits à moyen terme. « À l'heure actuelle, 10% des nuitées hôtellerie sont vendues par des systèmes centraux. À l'intérieur de ce pourcentage, Internet génère 20% des ventes. Nous pensons que le Web va être responsable d'une part de plus en plus importante de ce système de réservation. Au fur et à mesure que ce processus va se démocratiser et que l'ADSL va se développer, de plus en plus de réservations vont se faire par ce biais. Internet est donc un support de vente supplémentaire qui vient compléter le système traditionnel », ajoute Thierry Gaches. Les chiffres semblent abonder dans ce sens. Accor a doublé son CA réalisé sur ses différents sites hôteliers : de 45ME en 2000, il s'est élevé à 92ME en 2001. Un rythme de croissance que le groupe prévoit de réitérer sur 2002. Sur l'exercice 2001, Accor a dégagé un CA de 7,29MdE, soit une progression de 4% par rapport à l'exercice précédent. Go Voyages a quant à lui réalisé un CA de 126ME sur son dernier exercice, clôturé le 31 octobre 2001.
 Vivendi regroupe ses activités Internet : CanalNumedia sort du périmètre de Canal Plus pour rejoindre Vivendi Universal Net
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Dans un contexte tendu pour Vivendi Universal, symbolisé par le départ de Pierre Lescure de la tête de Canal Plus, l'heure est à la réorganisation. Ainsi, CanalNumedia, qui était depuis quelque temps mis partiellement en cause dans la forte dépréciation des actifs du groupe de Jean-Marie Messier, sortira du périmètre de Canal Plus. La filiale interactive, jusque-là détenue à parité par la chaîne cryptée et par Vivendi Universal Net (VU Net), sera prochainement intégrée totalement au pôle Internet de Vivendi Universal. Officiellement, cette décision ne constitue un désaveu ni pour CanalNumedia ni pour Canal Plus. « Si Vivendi n'était plus satisfait de nos activités, nous aurions fermé nos portes. Or, c'est tout le contraire. En étant adossés à Vivendi Universal Net, nous nous retrouvons au coeur du pôle Internet du groupe », explique-t-on du côté de CanalNumedia.

Reste que dans un contexte de relations tendues entre Vivendi et Canal Plus, CanalNumedia, historiquement plus proche de la chaîne cryptée, se retrouve au milieu d'une crise conjugale. « Le métier de VU Net est axé sur l'Internet, tandis que la mission de Canal Plus consiste à faire de la télévision à péage, ce sur quoi la chaîne doit se concentrer », rétorque-t-on chez CanalNumedia. VU Net accueillera ainsi les services et sites développés par CanalNumedia, qui sont aujourd'hui organisés autour de 4 thèmes : les sites de marque (Canalplus.fr et Itelevision.fr), le sport (avec par exemple Zidane.fr), le cinéma (décliné sur Allocine.fr, Allocine-vision.com et Cinestore.fr) ou l'international (déclinaison européennes des sites Canaplus et Allociné). Toutefois, ce n'est pas la totalité de la corbeille de CanalNumedia que récupère VU Net. Les équipes éditoriales des sites Canalplus.fr et Itelevision.fr resteront en effet au sein de la chaîne cryptée. Soit une vingtaine de journalistes sur les 220 collaborateurs de CanalNumedia. Par ailleurs, Allociné aurait droit à un régime spécial au sein de ce nouvel ensemble. Le portail dédié à l'actualité du cinéma garderait son "autonomie". Les modalités de l'application concrète de ce projet restent cependant encore floue, CanalNumedia ne donnant pas à cejour d'autres précisions sur le sujet. Reste que la filiale interactive avait progressivement augmenté sa participation au sein du portail cinématographique, en en détenant 25 % en janvier 2000, 75 % en octobre suivant, puis 100 % en février 2001.

Cette attention particulière accordée au site dédié au cinéma n'est pas surprenante. Allociné TV, sa déclinaison télévisée, était déjà sorti du périmètre de CanalNumedia en septembre dernier, pour rejoindre l'éditeur de télévision numérique Multithématiques. L'actuel p.-d.g. de CanalNumedia, Philippe Bismut, devrait lui demeurer à Canal Plus, qui lui réserverait une place de d.g. Ce qui semble aller dans le sens d'une dissolution juridique de la filiale, bien que celle-ci affirme qu'aucun arbitrage n'a encore été prononcé à ce sujet. Quoiqu'il arrive, elle perdra néanmoins son identité en se fondant dans VU Net. « Des synergies vont pouvoir être mises en place entre les activités de CanalNumedia et de VU Net, tant en termes de distribution et de marketing, que sur le plan technique », précise-t-on chez CanalNumedia. Le transfert des activités du groupe ne devrait pourtant s'accompagner d'aucune réduction d'effectifs. Les équipes de la filiale interactive pourraient d'ailleurs déménager prochainement dans de nouveaux locaux, situés à la Défense. Plus que discret sur ses résultats chiffrés, CanalNumedia a réalisé un CA de 3,6ME en 2000, hors résultats d'Allociné.
 LeMonde.fr lance un abonnement mensuel payant permettant d'accéder à des services étoffés
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Le marché du contenu en ligne est au coeur d'un débat acharné : pendant certains prônent le mode payant, d'autres optent pour l'accessibilité en mode gratuit. Sur ce plan, leMonde.fr a décidé de jouer sur les deux tableaux. Le site d'information édité par le grand quotidien du même nom a en effet choisi de développer une offre payante, disponible parallèlement à sa version gratuite. Tout juste lancée, l'édition abonnés est ainsi accessible pour 5E par mois et repose sur une offre packagée qui rassemble différents contenus et services exclusifs. Parmi ceux-ci se trouve notamment la « check-list », un quotidien du matin envoyé via eMail chaque jour à 8 heures 45. Il comprend une synthèse des dernières informations, le sommaire en avant-première du Monde à paraître l'après-midi, ainsi qu'une revue de presse internationale et un agenda du jour.

Dépassant le strict cadre de l'information, l'offre abonnés joue surtout la carte des services : un classeur permet d'archiver des articles, de les classer par dossiers ou d'organiser ses recherches. Un crédit donne en outre la possibilité de consulter, à raison de 25 par mois, la base des 720 000 articles publiés dans le quotidien depuis 1987. Chaque mois, deux dossiers montés par la rédaction, ainsi que des fiches pays créées à l'aide de l'édition Le Bilan économique et social, sont enfin mis à disposition des souscripteurs. « L'édition abonnés est une version dorée de ce que nous proposions en accès gratuit. Nous livrons là un outil de maîtrise générale. C'est pour cela que nous avons développé une palette de services et contenus, tirée par la locomotive qu'est le journal du matin. Ce dernier est à des années lumière d'une newsletter. Il s'agit d'un vrai produit rédactionnel, très maquetté, et construit en 4 chapitres. Notre équipe commence d'ailleurs à élaborer son contenu dès 4 heures du matin », commente Bruno Patino, d.g. du Monde Interactif.

LeMonde.fr n'en est pas à son premier essai sur le front des services payants. Quelque temps après sa création en 1998, il avait déjà lancé deux produits payants : les archives, et l'édition électronique en format PDF et HTML. Une initiative qui avait incontestablement rencontré une demande, et un écho en termes de revenus. Sans que l'ampleur de ces derniers soit précisée. « Bien qu'inégale, la demande existe. Chaque jour, nous enregistrions de nombreuses transactions. Ce n'est pas encore le marché du siècle, mais il est présent », ajoute le responsable. LeMonde.fr ne fait pourtant pas de prévisions quant au succès de sa nouvelle offre. Si le quotidien en ligne investit le front des services payants, ce n'est pas par dépit. La version gratuite rencontre a su faire sa place sur le front de l'information en ligne. Lemonde.fr a ainsi enregistré un trafic de 581 121 visiteurs uniques sur le mois de mars dernier, pour 32,9 millions de pages vues. Et le portail de caracoler en tête du classement de Diffusion Contrôle, devant Lesechos.fr, Bonjour.fr et le Groupe Nouvel observateur. Une position que le portail d'information souhaite conserver, en continuant à évoluer parallèlement sur les fronts du gratuit et du payant. « Notre site rencontre une forte audience et génère des recettes publicitaires, même si le marché de la publicité est affaibli. Il est important de dire que la version abonnés nouvellement lancée n'est pas un passage en mode payant, mais le lancement d'un univers parallèle. Car il est important d'offrir deux niveaux de services : "la classe éco", soit celle du portail, et "la classe business", celle de l'édition abonnés », conclut Bruno Patino.
 Clarins investit 1,5ME par an dans le Web et développe outre-Atlantique une initiative marchande en compagnie d'Este Lauder et de Channel
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Avec la vision pragmatique d'un acteur "mortar", Clarins est loin d'être le dernier à investir sur le Net. Pour preuve : non seulement l'entreprise spécialisée dans les produits de luxe exploite des sites Internet, mais elle développe également la présence de ses produits dans des points de vente virtuels affiliés à son réseau de distributeurs offLine. Promotion, communication, fidélisation et source de revenus alternatives, le Web intègre la stratégie de Clarins, même si en comparaison du CA du groupe, les nouvelles technologies restent négligeables. Et pour ce faire, pas moins de 10MF (1,52ME) sont investis par le groupe chaque année pour des opérations françaises, mais également dans d'autres points du globe. Pour Clarins, la première vocation d'Internet est d'améliorer encore la notoriété de la marque et d'être un vecteur de communication de son image, de ses produits et de sa philosophie. « Internet est un moyen de promotion extraordinaire et interactif, commente Olivier Courtin, d.g. du Groupe Clarins. Nous avons donc développé en ligne un site institutionnel où les consommatrices peuvent retrouver des informations sur l'ensemble de nos produits. Elles peuvent en outre entrer en contact avec nous pour poser des questions et se renseigner. » Des sondages pour mesurer l'image de marque du groupe peuvent également y être menés plus rapidement et pour un moindre coût, ce qui n'est pas négligeable.

Une forte intégration donc, même au sein de la politique globale du groupe, puisque les adresses eMail des clientes sont systématiquement demandées lors de toute opération de communication avec l'entreprise. Des adresses eMail "opt-in" que l'entreprise conserve précieusement en vue de communication électronique. « Nous faisons régulièrement des campagnes de communication produit et de promotion par le biais de messages électroniques, ajoute Olivier Courtin. Durant ces périodes, nous enregistrons une augmentation significative de notre audience sur le site corporate. Nous estimons que le taux de retour d'une campagne par eMail sur nos prospects est de l'ordre de 80%. » Mais cette audience, qui peut varier considérablement en fonction de la communication promotionnelle en ligne du groupe, n'est pas forcement génératrice de revenus en ligne. « Nous pensons qu'Internet est un complément des réseaux de distribution de nos produits et ne peut être considéré de manière isolée, poursuit Olivier Courtin. Les Internautes, notamment ceux à qui nous nous adressons, changeront difficilement leurs habitudes d'achat. Nous estimons donc qu'Internet est une sorte de catalogue virtuel qui permettra ensuite de créer du trafic dans les magasins. »

Il n'empêche que Clarins a pourtant investi beaucoup d'argent pour le commerce électronique de produits de luxe sur le Web. Deux initiatives sont à noter. D'abord le lancement aux États-Unis de Gloss.com, un site réalisé par Clarins, Este Lauder et Chanel, et qui recevait dès son premier mois d'existence (en octobre 2001) quelque 40 000 visites. « Uniquement sur nos produits, nous avons enregistré sur ce service en 2001 un CA de 60 000 $ (68 000 E) », confie Olivier Courtin. Un chiffre qui n'est pas encore significatif par rapport aux 869,5ME de CA de l'ensemble du groupe. Deuxième innovation, et de loin la plus intéressante, Clarins a développé pour l'Europe un module de commerce électronique concernant uniquement ses produits. Ce module, qui est ensuite confié aux distributeurs en ligne associés à Clarins, est totalement paramétrable (prix des produits, opérations promotionnelles, adaptation graphique, etc.). Aujourd'hui acquis par Marionnaud pour son site de commerce en ligne (Marionnaud.com), ce module ne sera jamais confié à des revendeurs pure players, du fait de la distribution sélective, une règle européenne qui n'est pas appliquée outre-Atlantique. « Nous ne pouvons pas confier notre outil de vente à des distributeurs purement onLine en Europe, non seulement à cause de la directive européenne sur la distribution sélective, qui oblige un vendeur en ligne de nos produits à avoir un point de vente physique, mais aussi parce que cela ne nous arrangerait pas, explique Olivier Courtin. Il existe dans l'industrie du luxe des règles de distribution qu'il n'est pas conseillé d'oublier. » En clair, la distribution offLine a tellement de poids par rapport à son homologue onLine, que le rapport de force est considérablement faussé. Les industriels ne souhaitent donc pas s'attirer les foudres de réseaux de distribution bien établis pour favoriser le développement de la vente en ligne, dont les perspectives sont encore floues.
 Grâce à son nouveau programme d'affiliation, Voldiscount compte disposer de 3000 partenaires d'ici le mois de juin
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Souhaitant développer son réseau de partenaires, Voldiscount, voyagiste en ligne spécialisé dans la vente des billets d'avion et de séjours à prix dégriffés, a lancé le mois dernier un nouveau programme d'affiliation. « Nous avons étudié les différents programmes d'affiliation mis en place par les principaux acteurs du voyage en France. Ceux-ci ne semblaient pas répondre aux attentes des sites partenaires, ni en termes de contenu, ni en termes de rémunération », explique Raphaël Rouat, responsable marketing pour Voldiscount. Le voyagiste en ligne a donc entrepris le lancement d'un programme clés en main, basé sur deux principes : l'intégration de ses offres en marque blanche et une forte rémunération. Sauf demande explicite, la marque Voldiscount n'apparaît pas sur le site du partenaire. Les différents moteurs de recherche s'intègrent quant à eux directement sur le serveur partenaure et l'Internaute ne quitte pas le site de l'affilié. Pour encourager la promotion des ventes de ses produits, Voldiscount a également misé sur la rémunération de ses partenaires. Pour chaque billet d'avion vendu, ces derniers touchent 10E. Les affiliés obtiendront par ailleurs une commission de 3% sur les séjours, les circuits et les croisières vendus par leur intermédiaire. Ces rémunérations paraissent importantes, notamment si on les compare par exemple aux 3,35E reversés par eBookers pour chaque dossier traité.

Voldiscount avait déjà testé ce nouveau programme, six mois auparavant, sur son site de réservations hôtelières Hotels.fr. Pour les chambres d'hôtel réservées par leur intermédiaire, les affiliés d'Hotels.fr recevaient une commission de 4%. Aujourd'hui, le réseau d'Hotels.fr regroupe 150 affiliés en direct, auxquels s'ajoutent plus de 1300 partenaires issus de la plate-forme d'affiliation Cibleclick. D'ici le mois de juin prochain, le site Voldiscount compte atteindre un total de 3000 partenariats. « Nous avons déjà près de 50 partenaires en marque blanche, auxquels s'ajoutent 300 affiliés avec Cibleclick », souligne Raphaël Rouat. Grâce à ces différentes associations, le responsable estime à 8% l'augmentation du trafic déjà enregistrée sur son service. Voldiscount espère par ailleurs réaliser 30% de son CA par l'intermédiaire de ce programme d'affiliation. Voldiscount est détenu à 49% par France Serveur Multimédia, qui a cédé 35% du capital de la société à Creanet en juin 2000. Le reste du capital est détenu à parts égales de 8% par Laurent Sarver et Bernard Fouché, respectivement p.-d.g. et d.g. de Creanet. Avec cette opération, Creanet, société de services en ligne entrée en juillet 2001 dans le giron de Telemedia, avait pour objectif de pénétrer le marché américain et canadien du tourisme en ligne. Aujourd'hui, Voldiscount enregistre en moyenne 5000 visiteurs uniques par jour, un trafic quasiment équivalent à celui d'Hotels.fr. Son volume d'affaires moyen est de 7,62ME par an. La société, qui a atteint l'équilibre l'année dernière, emploie une dizaine de personnes.
 Morgan Stanley prédit un avenir prometteur à Yahoo!, qui devrait pouvoir capitaliser sur son audience pour développer ses services à valeur ajoutée
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Même si Yahoo! a présenté des résultats financiers contrastés pour 2001, le géant américain reste l'une des valeurs à haut potentiel de l'Internet. C'est du moins ce que révèle un rapport enthousiaste que vient de publier Morgan Stanley. Pour la banque d'affaires, les opportunités de monétisation du géant américain ont été jusque-là sous-estimées. Dans son étude, Morgan Stanley s'attache ainsi à détailler l'ensemble des points forts et des perspectives de business development de l'annuaire. Malgré la concurrence incarnée par AOL, eBay, Amazon ou encore Microsoft (via Msn), Yahoo! dispose d'un un atout de taille : celui d'une audience de 219 millions de visiteurs uniques en décembre dernier, dont 40% en dehors des États-Unis. Yahoo! possède ainsi un fort positionnement sur le marché international : sur 22 pays dans lesquels il est présent, le portail figure dans le top 2, en termes d'audience, de 14 d'entre eux.

Par ailleurs, la société bénéficiait, selon Young & Rubicam, de la marque la plus reconnue du secteur Internet durant le mois de décembre. Yahoo! devrait donc, selon Morgan Stanley, s'appuyer sur cette audience pour développer des services payants à valeur ajoutée. Une stratégie qui dopera considérablement les revenus et les niveaux de rentabilité du portail. Après avoir réalisé un CA de 717M$ (851,8ME) pour un Ebitda de 44M$ (50ME en 2001), Yahoo! devrait ainsi afficher des revenus de 869M$ (998ME) pour un Ebitda doublé de 103M$ (117ME) en 2002. Une tendance qui devrait se confirmer en 2003, avec un Ebitda prévisionnel de 215M$ (244,6ME), pour un CA de 1,075Md$ (1,22MdE). Ces perspectives dépendront toutefois de la diversification du modèle économique du portail. Si en 2001, 75% des revenus de Yahoo! provenaient encore de la publicité et des services marketing, le géant américain a pour lui un point positif : sa dépendance vis-à-vis des budgets publicitaires des dot com tend à diminuer. Leur part est en effet passée à 22% sur le quatrième trimestre 2001, contre 47% sur le deuxième trimestre 2000. Une chute compensée par d'autres leviers d'activité.

« Pour 2002, nous pensons que les plus grosses perspectives de croissance de Yahoo! devraient se situer dans les services payants liés à la performance dans les outils de recherche ("pay-for-performance search"), dans l'accès à Internet et l'eCommerce », avance Morgan Stanley. Les "pay-for-performance search", aujourd'hui proposés en partenariat avec Overture, devraient ainsi générer entre 35 et 80M$ (entre 39,8 et 91ME) de CA en 2002, soit entre 4 et 9% de l'ensemble des revenus de Yahoo!, alors qu'ils représentaient moins de 10M$ (11,36ME) en 2001. Les services d'accès DSL, cobrandés depuis fin 2001 avec SBC, devraient pour leur part dégager entre 20 et 30M$ (entre 22,7 et 34ME) de revenus sur le deuxième semestre 2002. Enfin, Morgan Stanley juge que les transactions en ligne pourraient dégager jusqu'à 74M$ (84ME) de CA en 2002, soit une progression annuelle de 131%. Les services de petites annonces et d'abonnements (comprenant les PA, les services premium, les solutions portails) devraient ainsi représenter 30% des revenus en 2002. La facturation des services de PA de Yahoo! (auto/moto, emploi, matériel informatique, billets de sport, etc.) varie dans une fourchette comprise entre 4,95$ à 59,95$ (entre 5,6 et 68,11E). Des tarifs entre 2 et 10 fois moins chers que ceux imposés pour publier une annonce dans le New York Times. Yahoo! Shopping enregistre pour sa part 28,5 millions de visiteurs durant le mois de février dernier, contre 28,58 millions pour eBay ou encore 27,54 millions pour Amazon.com. Yahoo! se rémunère par ailleurs sur son service de dépôt de noms de domaine et son service d'eMail (service de redirection, adresses supplémentaires, etc.), grâce à un abonnement mensuel de 25$ (28,4ME).

Pour développer ses revenus, Yahoo! s'adresse enfin également aux PME, grâce à des services spécifiques qui auraient généré 50M$ (56,8ME) en 2001 selon Morgan Stanley. « Pour 2003 et 2004, nous pensons que les plus grosses opportunités se situeront sur le marché de la publicité en ligne, de l'eMail marketing et, en plus, du paiement à la performance pour les services de recherche, de l'accès et du commerce en ligne », estime Morgan Stanley. Les services marketing devraient pour leur part s'imposer dans les trois à cinq années à venir, en générant les plus gros revenus.
 Les entreprises françaises exploitent mieux les ressources d'Internet dans le cadre de leur politique de recrutement que leurs homologues européennes
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Les entreprises françaises semblent s'être progressivement familiarisées avec les possibilités qu'offrent les outils de recrutement en ligne. C'est ce qui ressort d'une étude commandée par Recruitsoft, éditeur de solutions intégrées de gestion du recrutement en ligne, et par Bernard Hodes Group, agence de communication en ressources humaines. Réalisée par Ilogos Research, une division de Recruitsoft, ce travail établit une comparaison entre les meilleures pratiques des entreprises du CAC 40 et les 500 premières entreprises cotées sur les places boursières européennes. Le rapport conclut sur un note positive pour les sociétés françaises. Les 40 premières entreprises hexagonales semblent plus sensibles aux bonnes pratiques à adopter que leurs homologues européennes. Ainsi, 95% des sociétés de l'échantillon français ont mis en place un site dédié aux RH et 85% apposent un lien vers la section "Carrières" sur la page d'accueil de leur site institutionnel, contre respectivement 76% et 62% pour leurs consoeurs européennes. Elles sont par ailleurs 82,5% à mettre en ligne des informations sur la culture d'entreprise et 80% à proposer la fonction de candidature en un seul clic, contre respectivement 41% et 43% pour le top 500 européen.

Sur le plan du recrutement spécifique de jeunes diplômés, là encore, le groupe des 40 Français se démarque : 72,5% ont mis en ligne une section distincte pour le recrutement d'étudiants et de juniors dans la section "carrières", contre 47% pour l'ensemble des entreprises européennes. Les entreprises françaises montrent également une meilleure pratique de la qualification des candidats : elles sont 65% à proposer un questionnaire de préqualification, contre seulement 28% pour leurs consoeurs européennes. « On assiste à la quatrième génération de sites Internet des entreprises françaises. Ces dernières ont évolué dans ce domaine, passant de sites Internet proches de plaquettes en ligne à des sites constituant un véritable outil de travail et d'aide à la décision pour les responsables DRH », constate Stéphane Amiot, directeur du développement de Recruitsoft France.

Néanmoins, la France montre un point faible face au processus de recrutement en ligne. En effet, sur la vingtaine de bonnes pratiques isolées par l'étude, un seul point fait exception aux scores globalement supérieurs des entreprises du CAC 40 sur les sociétés européennes du top 500 : l'information sur les avantages sociaux. « Cette faiblesse s'explique par la spécificité de la couverture sociale en France, notamment lorsque l'on la compare au système anglais. Néanmoins, nous pensons qu'une rubrique consacrée à la description d'avantages sociaux pourrait permettre à une entreprise de se distinguer », déclare Antoine Jeandet, p.-d.g. de Bernard Hodes Group.

De manière générale, la France montre en outre un certain retard sur les technologies back office. En effet, moins d'un tiers des candidats (27,5%) postulant à un emploi peuvent réutiliser les données qu'ils ont fournies pour soumettre une nouvelle candidature. En outre, elles sont moins de 13% à exploiter la viralité du Web, en permettant par exemple au lecteur d'une annonce en ligne de l'adresser facilement à l'une de ses connaissances. Quelques points donc sont encore à travailler pour les 40 premières entreprises cotées sur la Bourse de Paris. « Il reste encore certains axes de progrès à creuser, qui constituent pourtant une véritable valeur ajoutée, note Antoine Jeandet. La mise en avant des postes urgents est très peu utilisée : seules 5% des sociétés du CAC 40 y ont recours. Pourtant, ce type de rubrique induit le fait que la candidature sera traitée plus rapidement, tandis que le postulant se sent dans un rapport de force supérieur : la motivation du candidat en ligne est donc plus grande. Par ailleurs, près d'un candidat sur deux est obligé de ressaisir la référence de l'offre d'emploi lors de sa candidature en ligne. Enfin, 45% des sites des entreprises du CAC 40 ne garantissent pas noir sur blanc la protection des données personnelles fournies. »
 Interrogations sur l'avenir du capital-risque américain : effondrement ou normalisation du marché ?
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Triste bilan 2001 pour le marché du capital-risque américain. Selon VentureOne, le montant des investissements est passé de 91,6 Md$ (105MdE) à 32,1Md$ (36,8MdE) en un an, soit une chute de 65%. Avec 2780 opérations financées en 2001, le nombre de levées de fonds a également chuté de plus de moitié par rapport à l'année précédente. L'institut de recherche constate toutefois une légère stabilisation au quatrième trimestre 2001. En cette dernière partie d'année, les capital-risqueurs américains ont investi 6,3Md$ (7,2MdE) au cours de 610 opérations, soit une très légère baisse du nombre (-3%) et du montant (-4%) des opérations par rapport au trimestre précédent.

Toujours selon VentureOne, les investisseurs, quelque peu lassés par Internet et son insécurité, se sont tournés vers des valeurs plus "sûres" et ont largement privilégié le secteur de la santé en 2001. Celui-ci représenterait 17% du montant total des investissements (soit 5,6Md$ ou 6,4MdE), contre 9% en 2000. Le quatrième trimestre confirme cette tendance, avec une augmentation de 19% du nombre et de 26% du montant des opérations réalisées dans ce secteur. La biopharmacie, les biotechnologies et les services chirurgicaux ont largement contribué à ce succès. Autre rescapé de cette Berezina, le software connaît un regain d'intérêt de la part des investisseurs.

Rétrospectivement, 2001 devrait être considérée comme l'année du retour à la normale. Contrairement aux exercices 1999 et 2000 où les services Internet et le commerce électronique représentaient un tiers des financements, les investisseurs ont diversifié la répartition de leurs fonds sur 2001. Les start-up Internet ne représentent plus que 59% des investissements au quatrième trimestre, contre 86% fin 1999 et début 2000. Les sociétés d'infrastructure, de software et de base de données profitent de cette réorientation et représentent 61% des investissements Internet en 2001 contre 41% en 2000. Autre tendance favorable aux capital-risqueurs, les investissements industriels et individuels diminuent et ne représentent plus que 12% du montant de l'ensemble des opérations réalisées au dernier trimestre 2001. Aux États-Unis, les opérations de fusion et d'acquisition ont pris le relais de levées de fonds de plus en plus difficiles à conclure. On remarque outre-Atlantique une importance accrue des seconds tours (et ultérieurs). Ceux-ci représentent 77% des montants levés en 2001, contre 64% lors de l'exercice précédent. Sur la même période, la part des seconds tours et ultérieurs réalisés passe de 45% à 64% du nombre des opérations.

Avec quelques variantes, la National Venture Capital Association (NVCA) confirme les tendances dégagées par VentureOne. La NVCA évalue le total des investissements en capital-risque sur 2001 à 36,5Md$ (41,9MdE) pour un montant investi au quatrième trimestre de 7,1Md$ (8,2MdE). Le tour de table moyen est quant à lui passé de 10M$ (11,5ME) au milieu de l'année 2000 à 7M$ (8ME) en 2001. Selon l'indicateur NVCA, les "expansion stages" ont capté au quatrième trimestre 64,3% des investissements, contre 53,9% au troisième trimestre 2001. Sur la même période, les early stages n'ont représenté que 15,6% du montant total des opérations (contre 21,7% au troisième trimestre) et 23% du nombre d'opérations (contre 27% au troisième trimestre).

Ce phénomène de ralentissement généralisé trouve un écho dans l'Hexagone. Selon l'Indicateur Digital Business, la France enregistrait en 2001 une baisse de 52% du nombre d'opérations enregistrées et de 53% des montants engagés par rapport à 2000. De même, l'Indicateur Digital Business insiste sur l'importance accrue en 2001 des opérations de fusion/acquisition et des seconds tours de table. Enfin, et contrairement aux tendances outre-Atlantique, l'Indicateur souligne que malgré une baisse indéniable par rapport à l'année précédente, les investisseurs ont maintenu leur soutien aux sociétés Internet en 2001. Au cours de l'année, 313 entreprises françaises ont profité de 337 tours de table pour un montant total de 838,5ME. Exemple de société de capital-risque française ayant continué à investir en 2001, Sofinnova annonçait récemment 46ME d'investissements en 2001 (soit une croissance de 18% par rapport à 2000), dont 26,2ME consacrés aux nouveaux financements. Ces investissements restent toutefois très sélectifs et se concentrent sur les secteurs des sciences de la vie et des technologies de l'information.
 Internet joue un rôle important dans la préparation des achats, selon l'étude Géopub 2001-2002 initiée par la Comareg
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Internet se révèle être plus un lieu de préparation d'achat qu'un lieu de pur business. C'est ce qui ressort de la dernière édition de l'étude Géopub 2001-2002, initiée par la Comareg, à laquelle s'est joint le Syndicat national de la publicité télévisée (SNPTV). Portant sur 30 000 consommateurs et réalisé par la Sofres, ce travail d'analyse des comportements d'achat permet de comparer le Réseau des réseaux aux autres supports de communication et d'information. Classé dans la catégorie hors-média, le Web reste dans les dernières positions. Ainsi, parmi les supports les plus riches en informations sur un bien ou un service dans le processus de décision d'achat, Internet n'est mentionné que par 7% des personnes sondées. Il se place loin derrière les catalogues (61%), les imprimés sans adresses ou ISA (57%), la publicité sur lieu de vente ou PLV (33%), ou encore les mailing adressés (32%) et la catégorie des foires, salons et journées portes ouvertes (28%). Le Web devance néanmoins le téléphone et le Minitel.

Pourtant, si l'on tient compte des différences quant à l'accessibilité de tous aux divers supports de communication, Internet se place bien. « Pendant longtemps, le Web a été considéré comme un réseau et un lieu d'achat. Or, il n'en est rien. Ce n'est pas sa vocation. Par contre, il joue un rôle important en termes de préparation d'achat. Car c'est un média qui permet d'effectuer une recherche active, et donc appropriée à chacun. L'Internaute peut se renseigner quand il le souhaite, tout en obtenant différents niveaux d'information », déclare Xavier Guillon, directeur des études et du développement de la Comareg. Pourtant, Internet se démarque dans quelques secteurs. Dans le cadre d'un processus d'achat concernant des produits et services liés à Internet et aux télécoms, à l'informatique, ou encore au secteur des CD, DVD, livres et jouets, mais également des voyages, le Réseau des réseaux est cité dans les quatre premiers médias les plus informatifs. « Internet est une vraie valeur ajoutée pour les secteurs dans lesquels les consommateurs ont besoin de nombreuses informations. Il constitue un important vecteur de données, lesquelles peuvent être hiérarchisées et interactives. Dans certains domaines, Internet surpasse même les autres médias. C'est le cas du secteur des voyages, pour lequel le Web est un moyen prioritaire de s'informer. Il faut admettre que les fonctionnalités du Minitel avaient bien préparé le terrain », ajoute Xavier Guillon.

L'étude initiée par la Comareg dresse par ailleurs une typologie des différents consommateurs. La première catégorie, baptisée "les désinvestis", regroupe les consommateurs peu sensibles aux critères de choix d'un magasin, tels que les prix ou les marques disponibles, et ne montrent aucune affinité avec le Réseau des réseaux dans le cadre du processus d'achat ; ils représentent 14% de la population. En revanche, deux groupes placent le Web parmi les supports les plus utilisés dans ce genre de démarche : celui des "mixtes", population utilisant tant le hors média que les grands médias, recherche la qualité pour les meilleurs prix, et représente 55% de la population. Le groupe des "chasseurs de promo" (7% de la population) voit pour sa part dans le Web un moyen très efficace de faire de bonnes affaires. Ses membres situent ainsi Internet dans le peloton de tête des 5 supports avec lesquels ils ont le plus d'affinités, au même titre que le cinéma, la presse gratuite, l'affichage et les ISA. Un point fort qui traduit le potentiel du Net. « Avec la progression de la pénétration d'Internet, certains secteurs aujourd'hui absents vont s'investir peu à peu dans la communication en ligne. Par ailleurs, les consommateurs ont une palette d'informations à leur disposition pour arbitrer leurs choix de consommation. Le Web va pouvoir bénéficier d'une tendance qui se profile : celle du mix-media », conclut Xavier Guillon.
 Santé fébrile pour les spécialistes b-to-b du secteur médical qui ont souffert sur 2001
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Une épidémie de mauvais résultats s'est abattue sur les spécialistes de l'édition de solutions informatiques dédiées aux professionnels de la santé. La société Visiodent, orientée vers le secteur dentaire, n'échappe pas à ce diagnostic. Ses revenus ont chuté de 12% sur l'exercice 2001, clos au 30 novembre dernier, pour atteindre 10,99ME. Une meilleure performance que ses dernières ambitions, fixées à 9,6ME, mais qui restent cependant pâles comparées aux prévisions initiales, annoncées pour un montant compris entre 12,2 et 13,7ME. Reste que la société Visiodent sort soulagée de cette baisse relativement modeste au vu des premiers résultats de l'exercice précèdent. « Nous avons subi la conjoncture des sociétés informatiques, au cours du premier semestre qui a été périlleux : nos revenus ont baissé de 25% sur cette période. Nous avons redressé cette tendance au cours de la seconde partie de l'année par plusieurs mesures de restructuration », commente Vidal Teixeira, directeur financier de Visiodent. Un redressement qui ne s'est pas fait sans mal : trois filiales de distribution (Medident, SDMC et AS Médical) ont été cédées, les effectifs ont été réduits de 127 à 96 collaborateurs et l'activité Internet Dental Net a été gelée. Des mesures qui ont toutefois permis de limiter sérieusement la casse. Les activités de Dental Net représentent la moitié des pertes d'exploitation de Visiodent, qui se sont élevées à 0,99ME sur 2001 contre 0,676ME l'année précédente. La société française a du coup pu retrouver le chemin de la rentabilité au dernier trimestre 2001. Fortement affecté par des charges exceptionnelles de 733 000E liées aux restructurations, le résultat net s'est enfoncé dans le rouge pour atteindre -1,28ME en 2001, contre un chiffre positif de 503 000E en 2000 L'année 2002 s'annonce sous le signe de la convalescence pour Visiodent, qui affiche un CA de 3,062ME au premier trimestre, soit une légère hausse par rapport aux 3,044ME réalisés sur le trimestre précédent. La société ne donne toutefois pas de prévisions sur son résultat d'exploitation et son résultat net. Un flou qui n'a pas empêché le titre de la société (code : 006576) de s'apprécier de 39,1 % depuis le début de l'année, à 2,17E.

Même baisse de régime sur 2001 du côté de WebMD. Le spécialiste américain des services en ligne dédiés au monde de la santé parvient à faire progresser ses revenus de 36%, mais voit cependant ses pertes nettes plus que doubler. Son CA passe ainsi de 517M$ à 706M$ (587 à 798ME). Un regain d'activité qui s'accompagne d'un éloignement de l'objectif de rentabilité, fixé initialement fin 2001. Ses pertes nettes ont grimpé à 6,68Md$ (7,54MdE) sur 2001, contre 3Md$ (3,4MdE) l'année précédente. Une pillule difficile à avaler alors que WebMD avait annoncé souhaiter franchir le point d'équilibre au cours du mois de décembre 2001. Un cap finalement reporté au premier trimestre 2002 qui s'avère être un réajustement raisonnable, le dernier trimestre 2001 affichant des pertes nettes ramenées à 199 M$ (225ME). Une performance jugé satisfaisante par les marchés, le titre WebMD (code : WBMD) s'appréciant de 7,22 % depuis le début de l'exercice.

Pharmagest Inter@ctive, spécialisé sur l'édition et l'intégration de progiciels en direction des pharmaciens, a quant à lui moins souffert que ses confrères. La société affiche un CA de 26,62ME sur l'exercice précédent conforme à ses prévisions initiales fixées entre 25 et 26ME. Mais si l'on exclut l'apport de 1,6ME dû à l'intégration de l'activité du distributeur Fichorga, les revenus tombent à 25ME, soit une légère baisse par rapport à l'activité 2000 qui avait enregistré 25,22ME. C'est du côté du résultat d'exploitation que le bât blesse : Pharmagest Inter@ctive a vu son bénéfice tomber de 2,77ME en 2000 à 1,24ME en 2001. Le résultat net affiche également une petite forme sur 2001. En effet, le bénéfice net a été réduit de plus de moitié, passant de 1,53 à 0,63ME de 2000 à 2001. Mais il reste cependant conforme aux prévisions fixées entre 0,5 et 0,8ME. Tout comme Visiodent, l'éditeur de logiciels dédiés aux pharmaciens a été pénalisé par la conjoncture au cours de la première partie de l'année. Son CA est passé de 11,44 à 15,18ME du premier au second semestre, tandis que son résultat d'exploitation a réussi à se redresser à hauteur de 1,10ME sur la dernière partie de l'année, après avoir affiché une performance de tout juste 0,14ME en début d'année. Le résultat net a suivi lui aussi une cure de vitamines, passant de 0,15 à 0,48ME sur la même période. Le sursaut du second semestre est dû en partie au retard qu'avait pris Pharmagest Inter@ctive au second trimestre dans la commercialisation du Logiciel de Gestion à Portail Intégré (LGPI). Un projet pour lequel la société a réalisé des investissements au second semestre afin de créer une cellule eBusiness chargée de la gestion du contenu et de la prospection auprès des laboratoires, ainsi que pour le lancement d'une campagne marketing. Pour 2002, Pharmagest Inter@ctive compte connaître un essor important, tablant sur un CA compris entre 33 et 36ME. Reste que les investisseurs boudent la valeur (code : 007768), qui a essuyé une dépréciation de 6,38% depuis le début de l'année 2002.
 Rentable sur son exercice 2001, la filiale française de RSA Security réalise 100% de ses ventes par l'intermédiaire de ses partenaires
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Positionnée historiquement sur le marché de l'authentification, la société américaine RSA Security a, depuis deux ans, adopté une stratégie plus large. En choisissant par exemple de pénétrer le secteur de la gestion des droits d'accès, système permettant notamment aux entreprises de gérer le droit d'accès à leurs applications et à leurs serveurs Web. Bien évidemment, RSA Security a mis en place une brique PKI (chiffrement, signature électronique, etc.). Ainsi, les produits de la société s'articulent autour de "RSA SecurID", une solution de gestion des privilèges utilisateurs, RSA ClearTrust, technologie de chiffrement, "RSA BSafe", solution sécurisant l'accès des utilisateurs aux applications Web, et enfin "RSA Keon", le produit de gestion d'infrastructure à clé publique. Ce dernier outil gère l'utilisation des certificats électroniques au sein des applications Internet.

Détenant dans son portefeuille un millier de clients, la filiale française de RSA Security s'adresse avant tout aux grands comptes. « Pourtant, entre 20% et 30% de nos clients sont aujourd'hui des entreprises moyennes », explique Bernard Montel, consultant avant vente chez RSA Security. La filiale française possède d'ailleurs quelques belles signatures, dont Cable & Wireless et le groupe Sema. Réalisant 100% de ses ventes de manière indirecte, elle compte, pour commercialiser ses offres, sur 7 partenaires avec lesquels elle entretient des relations privilégiées. Parmi ces derniers, Cap Gemini et Ernst & Young. « Si nous possédons en France une équipe de force de vente composée de 4 personnes, l'intégration de nos offres se fait obligatoirement avec nos partenaires, avec qui nous avons des engagements de CA », note Bernard Montel. Une autre cinquantaine de partenaires épaule également la filiale française.

Sur le premier trimestre de l'année 2002, RSA Security aura présenté à ses actionnaires un CA de 55,5M$ (63ME), en baisse de 12% par rapport aux trois derniers mois de son exercice 2001, et de 27,2% sur un an. « Il est clair que l'on assiste véritablement à une baisse générale de la demande sur les marchés high tech et informatique. Qui plus est, les cycles de vente sont aujourd'hui beaucoup plus longs », précise Bernard Montel. Sur l'année 2000, le bureau français aura dégagé un CA de 4,57ME (+50% sur douze mois), pour un bénéfice net de 0,4ME (+31,6% par rapport à 1999). Entre les mois de janvier et mars 2001, la société américaine a encore une nouvelle fois accusé des pertes nettes de 13,7M$ (15,5ME), contre un profit de 9,8 M$ (11,1ME) un an plus tôt. Jeudi dernier, à l'occasion de la publication de ses résultats définitifs, RSA Security expliquait avoir passé, sur la période, une charge de 7,4M$ (8,3ME), notamment pour l'amortissement de certaines survaleurs. Implanté dans une vingtaine de pays d'Europe, dont notamment la Suède, le Benelux et l'Allemagne, RSA Security dispose d'un siège social européen au Royaume-Uni. Sur le second trimestre 2002, les dirigeants estiment pouvoir tirer des revenus compris entre 67 et 71 M$ (entre 76 et 80,5ME).
 49% des entreprises françaises estiment qu'il est nécessaire de mettre en place des mesures fiscales encourageant les échanges en ligne b-to-b
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Difficile aujourd'hui de cerner le comportement des entreprises en matière de commerce électronique b-to-b. À l'occasion de la publication de sa deuxième enquête trimestrielle, l'OC2E (Observatoire du commerce et des échanges électroniques) tente pourtant d'éclaircir cette zone d'ombre en s'appuyant sur un échantillonnage non définitif de 210 entreprises françaises, dont plus de 40% évoluent sur les marchés de l'informatique, des télécommunications, et des nouvelles technologies. 45% des sociétés sondées rassemblent moins de 10 salariés, alors que 4% en dénombrent plus de 1000. Qualifiant son enquête de « photographie », l'OC2E estime cependant que ses analyses s'étofferont de trimestre en trimestre, rythme de publication des nouvelles éditions de l'enquête. Celle-ci prend en compte le commerce de trois types de biens : les produits finis, les produits intermédiaires (utilisés lors du processus de production), et les biens d'équipement.

Malgré son aspect évolutif, l'enquête souligne déjà quelques tendances lourdes : 60% des entreprises annoncent avoir déjà effectué des achats en ligne, dans des proportions toutefois modestes. « Pour plus de 60% d'entre elles, les achats en ligne constituent moins du quart de l'ensemble des achats, quelle que soit la nature du bien », explique l'OC2E, qui note également une forte polarisation des comportements. 95% des entreprises n'hésitent ainsi pas à régler la quasi-totalité de leurs achats en ligne, particulièrement lorsqu'il s'agit de biens d'équipement. Autre temps fort de l'étude menée par l'OC2E : la localisation des freins que rencontrent les professionnels lors de leur recours au commerce en ligne. 44% des sociétés sondées affirment que « la faible utilisation du commerce électronique » par leurs partenaires commerciaux constitue un obstacle, alors qu'elles sont 43% à évoquer les problématiques de sécurité.

A la question « comment améliorer l'usage du commerce électronique ? », 49% des sondés pensent apparemment que des signaux forts doivent être envoyés aux utilisateurs potentiels, en mettant en place une politique de coûts plus faibles pouvant par exemple inclure une TVA spéciale pour les transactions d'eCommerce. Par ailleurs, 31% des entreprises évoquent des possibles recours à l'aide publique (subvention, formation, législation plus claire, etc.). A noter que 44% mentionnent quant à elles la nécessité d'une meilleure infrastructure de télécommunication (vitesse, débit, etc), alors que seuls 14% des sondés estiment que cette même infrastructure peut constituer un frein au développement du commerce électronique.

L'OC2E souligne enfin que le commerce électronique a un effet marqué sur les modes de prospection : il conduit de plus en plus les entreprises à mettre leurs fournisseurs en concurrence. « Le recours à des fournisseurs nouveaux est fréquent pour les achats en ligne, notamment pour les achats de biens finaux (dans 45% des cas, contre 29% pour les deux autres types de biens) », note l'OC2E. Une situation qui profite naturellement aux spécialistes de la vente à distance, qui captent ainsi de nouveaux clients : dans le cas de transactions concernant des biens finaux, 50% des nouveaux fournisseurs sont en effet des spécialistes de la VPC, à qui la révolution de l'eCommerce semble donc bien profiter.
 Lagardère se lance dans la course à la musique en ligne grâce au nouveau site VirginMega.fr
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Jusqu'à il y a peu, la lutte commerciale que se livrent la Fnac et Virgin Megastore n'avait pas été transposée sur le Web. Alors que le premier dispose d'un site marchand bien installé sur le front du commerce électronique, le second ne se contentait que de diffuser sur Internet du contenu éditorial. Cette époque est désormais révolue. Les deux distributeurs vont désormais s'affronter via leur propre plate-forme de téléchargement. Sur ce plan, Fnac.com avait frappé le premier en mars 2001 via le lancement de DigiFnac, une section dédiée au téléchargement payant de fichiers musicaux et d'autres produits dématérialisables. Aujourd'hui, c'est au tour de Virgin Megastore, propriété depuis quelques mois du groupe Lagardère, de refaire son retard en lançant VirginMega. Une appellation qui rassemble à la fois un site Web et une filiale dédiée. « Nous avons décidé de nous lancer maintenant, en poursuivant le but affiché de participer à la création du marché français de la vente de contenu musical en ligne », explique Laurent Fiscal, d.g. de VirginMega.

Un marché qui n'existe pas encore, mais qui suscite déjà des initiatives, comme e-Compil d'Universal Music, ou encore la déclinaison française de Mp3.com. Ouvert il y a deux jours, Virginmega.fr propose donc aux Internautes de profiter d'une zone de téléchargement payant, baptisée Meg@music, et d'un espace éditorial et services, nommé Only@Virgin. Ce dernier prend la forme d'un Webzine permettant aux visiteurs de connaître l'actualité de Virgin, mais également l'actualité des domaines artistiques couverts par le site (aujourd'hui la musique). Reportages, interviews, jeux, agendas, ou encore zones de discussion y sont disponibles. En partenariat avec Ticketnet, cette rubrique propose en outre un service de billetterie en ligne. Meg@music offre pour sa part de télécharger ou d'écouter en streaming des morceaux musicaux, tirés d'un catalogue ne comptant curieusement aucun titre provenant d'une major. Alors que le téléchargement de la musique est payant, le stream est quant à lui gratuit. À ce contenu musical s'ajoutent des vidéos de concerts et des sessions live, gracieusement mis à la disposition des usagers. Un espace "Premium" devrait s'ouvrir prochainement pour accueillir des produits marketing. « Aujourd'hui, Meg@music est une zone marchande, où seule la musique est accessible, commente Laurent Fiscal. Mais nous comptons prochainement offrir d'autres types de contenu, comme des jeux, des livres, ou encore de la vidéo. Nous développerons aussi le catalogue musical, avec des morceaux issus de labels indépendants, mais également en provenance des majors avec lesquelles nous sommes en discussion. » Selon les dires des responsables de VirginMega, les majors refusent pourtant aujourd'hui de confier leur catalogue. Compréhensible, puisque chacune d'entre elles est impliquée dans un autre projet en ligne, qu'il s'agisse de Musicnet ou de Pressplay. À cela se greffent les différents problèmes du marché de la musique dématérialisée, comme la concurrence des services gratuits (mais illégaux), et le retard pris dans le déploiement du haut débit. L'apparition des lecteurs MP3 contrebalance certes cet état de fait, et génère une véritable demande de la part des utilisateurs.

VirginMega n'ambitionne pas un instant de vendre des biens musicaux traditionnels (CD, vinyl, etc.) : la concurrence sur ce secteur est jugée trop importante pour que le jeu en vaille la chandelle. Les fichiers musicaux proposés par Virginmega sont vendus au travers de plusieurs formules en ligne : paiement au téléchargement (dont le prix varie en fonction des plages musicales), forfait 15 titres pour 15E, ou abonnement mensuel de 18,50E pour 20 titres par mois. Si l'Internaute ne veut pas payer en ligne, il peut acheter une carte prépayée, "Virgin Digital Music", vendue au prix de 10E et permettant de télécharger 10 titres. Elle sera en vente l'automne prochain dans les Virgin Megastore. En outre, les propriétaires d'une carte de fidélité Virgin, déjà existante, pourront acquérir des points par le biais de Virginmega.fr, en achetant des morceaux, ou en participant à des jeux. Les points accumulés onLine et offLine pourront être convertis en cadeaux. Par ailleurs, un espace privatif sera dédié aux utilisateurs de la carte. Doté d'un budget équivalent à "celui d'un petit Megastore de moins de 1000 m2", VirginMega s'est alliée à de nombreux partenaires technologiques pour se lancer : Planete Interactive pour la conception, Colt Telecom pour l'hébergement, Tornado pour la plate-forme de distribution de musique, Ticketnet pour la billetterie, Microsoft pour les DRM, Web Style Productions pour les contenus vidéo, Paybox pour le paiement en ligne, ou encore ePro-Ecureuil pour la gestion des cartes prépayées. SAS au capital de 40 000E, VirginMega a la chance de ne pas avoir d'objectifs à remplir. « Il ne paraissait pas cohérent de nous imposer des objectifs, au regard de l'absence de marché, estime Laurent Fiscal. Nous allons donc nous concentrer sur la constitution d'une clientèle de départ. »
 Selon le cabinet américain Burson Marsteller, Internet démultiplie l'influence des leaders d'opinion
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Vecteur d'échanges internationaux, le Web constitue un terrain d'expression rêvé pour les leaders d'opinion, prescripteurs de comportements et de jugements particulièrement chéris des publicitaires et du monde politique. Dans étude récente, le cabinet américain Burson Marsteller estime ainsi que les NTIC, propices à la diffusion des idées en dehors du cadre de l'entourage proche, ont permis de multiplier par 4 l'influence des leaders d'opinion, engendrant même une catégorie influente d'Internautes dit « e-fluentials ». Burson Marsteller quantifie le nombre de ces derniers à 9 millions aux États-Unis, soit 8% de la population totale des Internautes américains (109 millions).

Au cours de son étude, menée auprès de 2014 Internautes américains, Burson Masteller a également pu porter une appréciation qualitative sur le profil des e-fluentials, qui se révélent plutôt des experts du Web et de ses fonctions. 74% d'entre eux se connectent en effet plus d'une fois par jour au Réseau des réseaux. Adoptant une démarche fréquentative, les e-fluentials sont également des surfeurs de longue haleine, 53% d'entre eux consacrant 2 heures ou plus à leurs connexions au Réseau. Les e-fluentials sont également d'importants consommateurs d'informations, privilégiant des sites d'informations variées : ils sont 72% à fréquenter les sites institutionnels, contre 41% de la population totale des Internautes américains. « Grands communicants », échangeant des informations avec deux fois plus d'interlocuteurs que la population globale des Internautes américains, les e-fluentials sont également sensibles aux nouvelles technologies. Ils sont ainsi 61% à essayer de nouveaux produits avant leur entourage et 68% à influencer leurs relations lors de l'achat de références high-tech.

Les e-fluentials déclarent enfin être régulièrement consultés sur des questions d'ordre économique ou technologique. Dans l'hexagone, Burson Masteller souligne également la présence d'e-fluential actifs, autant sur le plan idéologique (détournement onLine des campagnes publicitaires de TotalFina-Elf à la suite de la dernière marée noire) que marketing (popularisation de Flat Eric, la mascotte de Levi's, via le téléchargement de fichiers). Burston Marsteller n'analyse pas, tant quantitativement que qualitativement, la population des e-fluentials hexagonaux.
 Dans son livre « Stratégies des sites qui rapportent », Philippe Monteiro da Rocha décortique les recettes pour réussir sur le Web
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A travers la deuxième édition de son ouvrage « Stratégies des sites qui rapportent », édité par Pearson Education France, Philippe Monteiro da Rocha se propose de décortiquer les recettes pour réussir sur le Web. Le cofondateur du portail PageFrance.com (racheté par Spray) fait ainsi part de son expérience dans le secteur, sur le même modèle que « Performance Web, les six règles d'or », un ouvrage de Stéphane Amis, Christophe Bonnet et Benjamin Grange, trois collaborateurs de la Web agency Fi System. Car parvenir à se faire une place sur le Web n'est pas chose aisée surtout du fait que « la barrière d'entrée du online s'élève à une vitesse astronomique », souligne l'auteur. Seuls les principaux acteurs du monde économique peuvent désormais assumer un lancement et une mise en place stratégique coûteuse. « L'option qui garantie le "jackpot", c'est de bien "marketer" une nouvelle idée lumineuse ou un concept révolutionnaire qui corresponde à la fois aux aspirations du marché et au timing précis que celui-ci est sur le point d'adopter. »

De manière générale, Philippe Monteiro da Rocha souligne trois moyens pour gagner de l'argent : faire gagner du temps aux autres (sur le modèle de la société de référencement SAM), faire gagner de l'argent aux autres (enchères en ligne, régie publicitaire?) ou tout au moins leur en faire économiser, l'auteur citant Priceline ou Degriftour. Résolument confiant dans l'avenir du Web, Philippe Monteiro da Rocha n'hésite pas à dévoiler les recettes qui peuvent, selon lui, aider de nombreux entrepreneurs de l'Internet. Outre une forme irréprochable (clarté et présentation visuelle harmonieuse, contenu de qualité répondant à la question « à qui mon site va-t-il servir ? » et téléchargement rapide), nécessaire à la fidélisation, associée à un positionnement communautaire (qualifié d'« essence d'un site qui gagne ») et ouvert aux partenariats, tout site ne doit pas échapper à un plan marketing. Décrivant dans le menu détail la stratégie pour réussir, l'auteur n'oublie pas que la veille technologique et le « contre-espionnage » sont autant d'éléments de réussite, sans oublier les newsletters qui permettent de se rappeler aux bons souvenirs des Internautes. Reste que les « rois du Web » sont aux yeux de Philippe Monteiro da Rocha sans conteste les portails et communautés, les principaux étant, selon lio, AltaVista, AOL, Yahoo!, Infoseek, Excite et Lycos. Ces « portes d'entrée » ont su évoluer pour devenir multidisciplinaires et parvenir à retenir l'Internaute le plus longtemps possible. Des sociétés qu'il sera difficile d'aller chercher sur leur terrain.

- « Stratégies des sites qui rapportent », Philippe Monteiro da Rocha, Pearson Éducation France, 252 pages, 169 F.www.campuspress.fr.
 Rushcollection met sa plate-forme à la disposition des grandes marques de vêtement et envisage de se tourner vers les médias spécialisés
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La société Rushcollection se tourne vers les services eBusiness. Éditrice du site Rush-collection.com, qui commercialise des vêtements de marque de collections passées, elle compte mettre sa plate-forme technologique à la disposition des professionnels de la mode, en accès ASP. Cette offre, qui sera commercialisée à partir du mois de mars, est actuellement testée par quelques marques, dont l'identité est tenue secrète. « Avec notre site de commerce électronique, Rushcollection.com, nous avons pu démontrer aux marques de mode [Chevignon, Antik Batik, etc.], l'efficacité et la fiabilité d'Internet en tant que canal de distribution. Il nous est plus facile aujourd'hui de leur proposer des services directement liés à la distribution de professionnel à professionnel », explique Gilles Raison, p.-d.g. de Rushcollection SA, qui prendra bientôt le nom de RushNetworks. Pour un loyer mensuel de 10 000F, les fabricants de vêtements pourront diffuser leur catalogue en ligne. Les marques pourront ainsi réactualiser leur collection en permanence, chose qu'elles ne peuvent pas réaliser avec un catalogue papier. Pour un prix plus élevé, Rushcollection prend en charge la numérisation des photos des modèles et la rédaction du descriptif des vêtements. Cette offre est destinée à faciliter les relations entre les marques et leurs agents commerciaux ou filiales, essentiellement installés à l'étranger. Rushcollection estime que cette offre pourrait lui rapporter 5MF cette année.

Les commerçants détaillants de vêtements, qui sont faiblement équipés, ne constituent pas la cible de ce service. Rushcollection a un deuxième projet dans ses cartons, qui sera commercialisé dans quelques mois, à destination cette fois des magazines de mode. « Nous allons leur proposer de créer leur département eCommerce, prenant en charge les modèles publiés dans leurs pages », ajoute le responsable. Rushcollection assurerait l'intégralité des coûts (logistiques et technologiques) liés à une telle activité et reverserait une partie de sa marge aux fabricants des vêtements vendus ainsi qu'aux supports de presse. « De nombreux articles présentés dans les médias ne sont vendus que dans des boutiques parisiennes alors que les magazines ont une diffusion nationale et touchent un public dispersé », lance Gilles Raison. L'offre d'eCommerce vers les médias pourrait engendrer plusieurs millions de francs cette année pour l'entreprise. Ces services eBusiness ont remplacé les implantations européennes dans les plans de développement de Rushcollection. Initialement prévues au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suède, ces filiales auraient pourtant pu être financées par les 15MF que la société lève actuellement. Ces fonds serviront plutôt à faire passer l'effectif de la société de 9 à 19 personnes d'ici à la fin de l'année, ainsi qu'à financer les nouveaux services. Rushcollection prévoit d'être rentable en 2002 et ne communique pas sur le CA réalisé en 2000. Rushcollection avait bénéficié d'un tour d'amorçage de 3MF en juin 2000, auprès de Seeft Ventures.

Son existence ne semble pas compromise, à l'heure où quelques pure-players ont fermé les portes de leur boutique virtuelle (Boo, Custom Tailors, Levisdiscount) et où les grands noms de la VPC investissent la Toile (Lands'end). Mêlant contenu éditorial et commerce électronique, l'offre de Fashion-screen (articles de grandes marques de prêt-à-porter ou de jeunes créateurs français) se rapproche de celle de Rushcollection. Cet acteur dispose d'un showroom à Paris.
 Marketplaces : externaliser pour gagner en réactivité
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Le Gartner Group est un apôtre des places de marché. Le cabinet de conseil américain prend aujourd'hui son bâton de pèlerin et préconise aux entreprises européennes de profiter au plus vite des bienfaits de ces plate-formes b-to-b. Pour Gartner, ces dernières permettront notamment aux sociétés du vieux continent d'échapper à la pesanteur de process lourds (achats hors production, etc.) trop souvent internalisés : il s'agit aujourd'hui d'alléger afin de gagner en réactivité. « Les entreprises européennes sont trop axées sur la mise en oeuvre d'applications tactiques telles que l'eProcurement, expliquent les analystes de Gartner. Les places de marché électroniques permettent aux entreprises de profiter d'Internet pour se libérer des processus internes qui ne génèrent pas suffisamment de valeur ajoutée. » Pour le cabinet d'études, les marketplaces permettent donc d'externaliser la gestion de process non essentiels (organisation des transports, du financement, etc.), jusque-là fort coûteux et lourds, afin de les confier à de véritables spécialistes.

D'ici 2005, ce serait jusqu'à 50% de l'activité commerciale interne de grandes entreprises qui pourrait être gérée par des fournisseurs et partenaires externes. « Pendant cette période, plus de 70% des multinationales qui restent statiques perdront des parts de marché face à l'émergence d'entreprises plus petites, plus légères et mieux centrées sur la valeur », prophétise le Gartner Group. Toujours adepte des formulations marketing alambiquées, le cabinet d'études milite même pour la « net-libération » des entreprises : « D'ici la fin de l'année, la priorité des directeurs d'entreprises devraient être de "net-libérer" leurs organisations par la mise en pratique de stratégies de marché en ligne et la mise en place d'un nouveau business model ». Si la formulation reste un peu nébuleuse, elle n'en souligne pas moins le potentiel important qui réside aujourd'hui dans les places de marché, notamment dans le domaine de l'eProcurement.

L'émergence de nouveaux services b-to-b consacrés aux achats de fonctionnement (papier, matériel informatique, consommables de bureau) confirme a elle seule les opportunités économiques en jeu. De Marketo.com (le nouveau projet de Loïc Le Meur) à Buying-Partner.com en passant par Achatpro.com (la plate-forme de France Télécom), tous espèrent tirer leur épingle du jeu. Cette profusion devrait cependant entraîner son lot de désillusions : selon le cabinet Forrester Research, près de 95% des marketplaces européennes devraient avoir disparu d'ici 2005.
 La plate-forme d'appels d'offres Synerdeal
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Synerdeal.com poursuit son petit bonhomme de chemin. La plate-forme en ligne dédiée aux appels d'offres industriels espère même dégager ses premiers bénéfices à la fin de l'exercice, vingt mois seulement après sa création. S'adressant essentiellement aux responsables achats de clients grands comptes, l'entreprise aura alors traité 500ME de transactions. Un flux presque exclusivement concentré sur l'année 2001, l'exercice précédent ayant fait figure de période de « rodage ». « Nous comptons aujourd'hui une quinzaine de clients grands comptes, parmi lesquels se signalent notamment Airbus, Alstom, Renault V.I, Rolls-Royce, Aerospace ou encore la Snecma. Nous leur proposons de réaliser des économies de près de 20% sur leurs lignes de commandes grâce à notre plate-forme de mise en relation consacrée aux produits industriels, depuis les consommables de bureau jusqu'aux machines-outils, en passant par des biens de productions tels que les vis, les boulons ou les pièces à façon », explique Didier Picot, le président de Synerdeal.com, qui prend aujourd'hui la forme d'une SA au capital avoisinant les 1,5ME. Assurant généralement un traitement des appels d'offres sous six semaines, les 30 collaborateurs de la société disposent aujourd'hui d'un fichier fournisseur regroupant plusieurs milliers de professionnels, des fabricants surtout implantés en Europe, aux États-Unis et en Asie.

Après s'être doté en mars 2000 d'une filiale britannique, puis s'être installé en juin dernier outre-Rhin, Synerdeal compte enrichir son carnet d'adresses. « Nos filiales nous permettent de conquérir de nouveaux clients, et nous espérons séduire 3 nouveaux grands comptes d'ici à la fin de l'année. Nous envisageons par ailleurs de nous doter d'autres implantations européennes dans les 12 prochains mois, l'Espagne et la Scandinavie représentant nos deux priorités », précise le responsable. Se rémunérant par un commissionnement perçu sur les transactions gérées, ou par un pourcentage prélevé sur les économies réalisées par ses clients, Synerdeal affirme avoir d'ores et déjà atteint l'équilibre. Une situation qui explique pourquoi la direction de la plate-forme ne soit pas aujourd'hui obnubilée par le bouclage d'une nouvelle levée de fonds, qui viendrait compléter le tour de table de 10MF conclu en juin 2000 auprès du fonds d'investissement Arts et Biens, qui détient aujourd'hui 13% de la société, le solde étant aux mains de l'équipe de direction. « Nous disposons de suffisamment de fonds pour continuer notre développement », conclut Didier Picot, sans confirmer toutefois les objectifs qu'il nous avait communiqués en novembre dernier. A l'époque, il s'agissait de traiter 500 appels d'offres d'ici à la fin 2002, un CA de 536MF devant être dégagé à l'horizon 2003. Malgré cette opacité, Synerdeal affiche aujourd'hui son plus beau sourire sur un marché pourtant disputé, notamment par son concurrent direct, DoubleTrade. Ce dernier, qui a levé en novembre dernier la coquette somme de 12ME auprès de 5 investisseurs (CDC Innovation, Apollo Invest, SI Ventures, ING Barings et Innova France) affiche une forte volonté d'expansion à l'international. L'Espagne, l'Allemagne, l'Italie et le Portugal figurent notamment à son menu.
 Les outils innovants de la vente en ligne passés au crible par Digital Business Surveys : CA sectoriel, coûts de mise en place, mérites et intérêts
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Si l'usage de pratiques commerciales anciennes et répandues dans l'économie (les enchères, le déstockage, l'achat groupé, les petites annonces et le troc) a été facilité par l'émergence d'Internet dans les entreprises et les foyers, des modes de commercialisation inédits sont également apparus sur la Toile depuis les débuts du commerce électronique. Identifiés et décrits dans une étude baptisée « Les outils innovants du commerce électronique », réalisée par Digital Business Surveys et publiée ce mois, ces outils innovants sont liés aux caractéristiques d'Internet, média interactif et capable de réunir un nombre quasi illimité de personnes au même instant, tout en traçant précisément leur activité consumériste. Les contre-enchères, la fabrication de produits à la demande, les shop-bots (comparateurs de prix), les hubs (communautés de consommateurs), la dématérialisation, la livraison rapide et le commerce mobile ont été ou sont toujours expérimentés par de nombreux acteurs du Web marchand.

Digital Business Surveys tire une première conclusion de son étude des modes de vente en ligne : ceux-ci sont encore très rudimentaires, reproduisant les principes de la VPC traditionnelle (le catalogue, que le Net permet d'ailleurs d'enrichir et d'actualiser avec facilité et rapidité). Il reste encore bien du chemin avant d'exploiter au mieux toutes les opportunités qu'offrent les réseaux dans le cadre d'une activité marchande. « Il faut du temps pour que soient perçues les spécificités de l'outil informatique et inventer de nouvelles pratiques mieux adaptées à son usage, notent ainsi les analystes. De nombreux usages restent encore à découvrir ». En attendant, Digital Business Surveys fait un état des lieux de ceux qui existent, les organisant dans des boutiques idéales : celles que devraient mettre en place les marchands pour optimiser leur présence sur la Toile. En outre, l'étude fait un point sur le poids économique de ces pratiques. Ainsi, avec un CA global d'environ 80MF, le segment des comparateurs de prix (shop-bot) a pesé environ 2% du CA du commerce en ligne en France en 2000. On découvre ainsi que les enchères, avec un CA de 20MF en 2000, ont pesé 0,5% du CA de l'eCommerce : un poids sans mesure avec celui de leur audience. En 2001, le CA généré par les comparateurs de prix devrait tripler, pour atteindre environ 250MF.

Par ailleurs, Digital Business Surveys s'est attaché à faire un état des lieux des intentions de marchands : il ressort ainsi que plus de 83% d'entre eux estiment que la livraison rapide est un service innovant, dont le développement est important. En revanche, ils ne sont que 10% à croire dans les mérites du group buying. Pour Digital Business Surveys, la piètre situation des services dédiés au group buying altère la vision qu'ont de cet outil de vente les marchands. Si les sites se consacrant exclusivement à l'achat groupé n'ont guère d'avenir, les analystes estiment que ce type de service peut conserver tout son intérêt, notamment en matière d'animation des ventes. Ciblant les marchands électroniques, cette étude se veut pratique : outre qu'elle détaille le prix qu'il en coûtera à un commerçant pour mettre en place un service innovant de vente, elle en expose les principaux mérites et fournit un annuaire détaillé des sociétés pouvant assister les marchands dans cette mise en oeuvre.
 Les banques devront s'allier aux marketplaces pour garder leur clientèle de petites entreprises
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Forrester Research a publié les résultats d'une étude consacrée au marché bancaire américain en ligne à destination des petites entreprises. Les conclusions de ce rapport dénotent avec l'opinion des responsables des établissements bancaires traditionnels. Selon Forrester, la plupart de ces derniers vont à contre-sens. Réalisée auprès de 40 établissements de ce secteur, dont bCentral, American Express, Intuit, McKinsey & Company, Freemerchant.com, ou encore Acxiom, elle conclut à la nécessité pour les banques de s'allier avec les marketplaces et les hubs financiers, qui risquent de les supplanter rapidement dans leur relation privilégiée avec les petites entreprises. Un conseil à appliquer, si l'on en croit l'étude réalisée par la banque d'affaires américaine, JP Morgan, qui estime déjà à 15% le taux de produits financiers vendus sur Internet en Europe en 2003. Pour Forrester, le tort des banques consiste à ériger en dogme la conservation clients (65% d'entre elles le font) et chercher à offrir un portail bancaire multi-produit (82%). Les banques doivent au contraire se concentrer sur l'acquisition, et considérer les marketplaces et les hubs financiers comme des centres d'influence, avec lesquels traiter au même titre que les juristes ou les experts-comptables.

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